Charleroi-Centre

Près de 40 ans après sa construction, le petit ring de Charleroi est promis à une rénovation lourde. Jamais une opération de cette ampleur n’a été menée sur l’ouvrage qui ceinture le cœur urbain. Lors de l’appel d’offres au printemps dernier, l’espoir était de pouvoir commencer les travaux au mois d’août, pour une durée de trois ans. Il a fallu se résoudre à reporter l’ouverture du chantier.

En cause : un dépassement jugé anormal des offres par rapport à l’estimation de la direction des routes. Le coût était évalué à 34 millions d’euros HTVA. Face à des soumissions supérieures de plus de 40 % (lire ci contre), le Service public de Wallonie (SPW) n’a pas attribué le marché. Toute la procédure doit être reprise à zéro.

Dans une question écrite qu’elle vient d’adresser au ministre des Travaux, Carlo Di Antonio (CDH), la députée Véronique Cornet (MR) demande des précisions sur le nouveau planning d’exécution. Au plus tôt, le chantier débutera au printemps prochain.

"Entre le pont de l’Abeille et le tunnel Mayence, il s’agit de tout remettre à neuf, sur une longueur de 3,8 kilomètres en ce compris les bretelles d’accès et de sortie (soit 1,7 kilomètre de rocade). Réparation des structures métalliques, traitement des bétons et de l’étanchéité des tabliers de pont, rénovation des garde-corps, remplacement des portiques de signalisation et de l’éclairage, changement de revêtement sont au programme."

Des chantiers tests avaient été effectués en 2011, à hauteur notamment de la porte de Philippeville et de sa liaison avec la N 5 surplombant le chemin de fer à Marcinelle. L’objectif était d’expérimenter différentes techniques afin de retenir la plus appropriée. C’est ce qui a justifié la durée de ce chantier.

On le sait : le centre urbain est perclus de travaux, ce qui y favorise la création de bouchons aux heures de pointe où ça coince. Les usagers du quartier de la ville basse en savent quelque chose.

Pour éviter de saturer le ring qui constitue la seule alternative de transit, des mesures de mobilité ont été définies dans le cahier de charges de sa rénovation : déviations de trafic, traitement alterné des bandes de circulation pour limiter l’impact des ralentissements, fermeture des bretelles les unes après les autres, dont l’échangeur A 503 vers le périphérique R 3.

Au plus tôt, l’opération de remise à neuf pourrait débuter au printemps. Les coûts seront entièrement pris en charge par la Sofico.