Charleroi-Centre En revanche, les dépôts clandestins seront plus lourdement sanctionnés.

En 2014, Farciennes tirait la sonnette d’alarme : la commune héritait du titre peu glamour de reine des poubelles. "Il fallait réagir, c’est pourquoi nous avons lancé notre plan propreté", entame Julien Fanuel, chef de cabinet du bourgmestre Hugues Bayet (PS). "Pour rappel, à cette période, nous étions bien au-dessus de la moyenne de production de déchets dans la zone ICDI."

Alors que la moyenne est de 180 kilos de déchets par an et par habitant, la commune atteignait le seuil de 218 kilos. Plusieurs pistes ont alors été exploitées. "Nous avons adhéré à la Ressourcerie du Val de Sambre pour la collecte des encombrants, témoigne le chef de cabinet. En outre, nous avons également cédé des poules aux habitants tout en prenant soin d’engager neuf ouvriers pour nettoyer les rues. Grâce à cela, la quantité de déchets a diminué en trois ans."

Pour autant, elle reste impressionnante à Farciennes. La localité est, néanmoins, passée de 218 à 207 kilos de déchets par an et par habitant. "Pour l’année 2017, l’ICDI nous confirme que la tendance est à la baisse. Toutefois, nos efforts ne sont pas suffisants et nous devons poursuivre nos démarches."

Le dernier projet en date, validé par le conseil communal, consiste à diminuer la taxe poubelle. Celle-ci passera de 150 à 143 euros.

Une différence minimaliste qui permet, néanmoins, à tout citoyen de Farciennes de profiter de sacs blancs et bleus gratuitement. "Une fois la taxe payée, les habitants recevront dix sacs de chaque couleur. Ce qui n’était pas le cas par le passé, où ils recevaient uniquement des sacs blancs. Aujourd’hui, nous leur donnons le permis de trier."

Par le passé, en effet, les sacs blancs étaient gratuits tandis que les bleus étaient payants. Conséquence : certains riverains ne prenaient pas la peine d’acheter des sacs pour PMC et déversaient leurs déchets où bon leur semblait.

"À l’avenir, la répression sera également plus importante pour les déchets clandestins. Par ailleurs, si nous venons encore à diminuer drastiquement la production de déchets, il est envisagé de diminuer la taxe de 15 à 20 euros." Il n’y a plus qu’à.