Charleroi-Centre Le secrétaire fédéral de la CSC fait de l’emploi et de la formation les priorités locales absolues.

Si tout le monde s’accorde à reconnaître que Charleroi a entamé son redressement, cela ne se traduit pas encore dans les tableaux de bord de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS).

Le secrétaire fédéral de la CSC Charleroi-Sambre et Meuse Fabrice Eeklaer n’en veut pour preuve que le revenu par habitant : en 2015, c’est dans notre région que le montant des déclarations fiscales a été le plus faible de Wallonie.

Idem pour le taux d’emploi, nettement en dessous de la moyenne wallonne (51,2 % contre 57,2) et pour le niveau d’enseignement, avec la plus forte proportion de personnes n’ayant pas leur certificat d’études de base (primaires), soit 15 % contre 12 % pour tout le Sud du pays.

L'amorce de changements

Ces réalités n’en cachent pas moins l’amorce de changements : en 2015, c’est aussi la zone de Charleroi Sud Hainaut qui a enregistré le plus important accroissement du taux d’emploi.

En l’espace de quatre ans, la population de jeunes diplômés de l’enseignement secondaire supérieure y est passée de 15 à 18 %, mais reste encore en dessous de la moyenne.

Pour Fabrice Eeklaer , l’emploi et la formation demeurent dès lors les premiers enjeux politiques de notre région. Et les décisions prises à l’échelle locale vont dans la bonne direction.

Un front commun des syndicats, mutuelles et associations

"Des projets comme l’implantation d’une plateforme universitaire ou le campus des sciences, des Arts et des Métiers vont continuer à tirer les indicateurs vers le haut. Dans ce contexte, la création d’un large mouvement de front commun comme nous l’avons lancé le 23 octobre dernier lors de la marche des solidarités prend tout son sens."

Charleroi a toujours été un terreau propice aux fronts communs. À l’occasion de cette mobilisation inédite, la base syndicale s’est élargie aux mutualités et aux acteurs de l’associatif dans une dynamique positive. "Nous allons nous appuyer sur ce front commun pour poursuivre d’autres actions, dans les domaines où ce sera nécessaire comme la fiscalité. Notre organisation revendique en effet la globalisation des revenus et la progressivité de l’impôt. Or aucun des gouvernements tant fédéral que wallon n’est là-dedans…" Ambiance.