Les travaux de stabilisation ont débuté

M.Ad. Publié le - Mis à jour le

Charleroi-Centre

Une société de valorisation de l’abbaye d’Aulne, regroupant les pouvoirs publics, devrait être créée prochainement

GOZÉE La ville de Thuin et la Région wallonne misent énormément sur la sauvegarde des ruines de l’abbaye d’Aulne. Le ministre en charge du patrimoine, Carlo Di Antonio, est venu hier se rendre compte sur place des difficultés d’un tel projet. Il faut sécuriser le site touristique et consolider les ruines. Les premiers travaux ont débuté au réfectoire du Maigre. Les ouvriers procèdent en ce moment au remplacement de la couverture d’étanchéité et à la stabilisation des façades. Un budget de 145.000 € a été alloué pour ce chantier.

L’Institut du Patrimoine wallon a également réalisé une étude d’état sanitaire et de stabilité pour les autres ruines du site. Cet outil permettra de dresser un calendrier plus précis des travaux à effectuer.

Mais avant cela, la Région wallonne doit devenir propriétaire du site. “Un géomètre a borné tout le secteur. Ce site est complexe d’un point de vue juridique car certaines parcelles et bâtiments appartiennent à la Commission Herset, d’autres au SPW. Un chemin est privé. Il y a de nombreux baux existants et l’IPW fait des vérifications sur tous ces aspects”, explique Thomas Deruyver, architecte au sein de l’IPW.

Le ministre wallon du patrimoine insiste d’ailleurs sur le fait que la situation juridique des propriétés soit parfaitement claire avant d’aller plus loin dans le projet de sauvegarde afin d’éviter tout blocage par la suite. Les travaux de consolidation devraient ensuite s’étendre sur une période de neuf ans, répartie en trois phases.

Le ministre du tourisme, Paul Furlan, est également concerné par ce dossier. “Une étude sur les aspects économiques liés au développement touristique du site et des alentours a été réalisée”, précise-t-il. “Elle propose de créer une société de valorisation du site regroupant les différents pouvoirs publics impliqués. La maîtrise foncière serait ainsi simplifiée.”

Ses services étudient également la possible reconversion d’une ferme en résidence de tourisme ou en relais équestre. Les étangs, quant à eux, pourraient être dédiés à la pêche. Une seconde étude, toujours en cours, se penche sur la mobilité, les parkings et l’aménagement des espaces publics.



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