Luc Cariat plaide la bonne foi

F. D. Publié le - Mis à jour le

Charleroi-Centre

Henri Lemarque a lui aussi demandé l’acquittement

CHARLEROI À l’instar de Serge Omer et de Roland Marchal, qui étaient membres comme lui du comité de direction de l’ICDI, Henri Lemarque a plaidé l’acquittement, ce mercredi, au procès ICDI.

Son conseil, Me Michel Fadeur, a immédiatement expliqué l’apathie de l’ex-échevin de Châtelet à l’audience. “Il prend 15 médicaments par jour, ce qui trouble sa mémoire”, a précisé l’avocat, enchaînant ensuite sur les statuts de l’ICDI qui, à son avis, n’empêchent pas le sponsoring de clubs sportifs ni l’achat de bâtiments.

Il précise également qu’autrefois, le conseil d’administration des intercommunales étaient composés d’experts issus de la société civiles, et non de politiques qui n’ont pas toujours les compétences pour assurer une gestion saine.

“Pourtant, il y avait du beau linge au CA de l’ICDI”, ajoute Me Fadeur. “Je prends l’exemple d’Olivier Chastel. On se doute que s’il avait relevé des anomalies, il les aurait signalées immédiatement. C’est bien la preuve que les administrateurs étaient laissés dans l’ignorance des décisions prises par le seul Lucien Cariat.”

Me Fadeur a donc rejeté “l’abstention coupable”, Henri Lemarque n’ayant pas eu connaissance des infractions qui étaient en train de se commettre. “Et j’estime que les poursuites du parquet sont discriminatoires. Pourquoi n’a-t-on inculpé que les trois membres du comité de direction et pas les 23 administrateurs ? Mon client n’avait pas plus de pouvoir que les autres, si ce n’est celui de signature.”

Me Bouchat a lui aussi plaidé l’acquittement pour Luc Cariat, fils de Lucien, qui était notamment poursuivi pour avoir perçu un salaire trop élevé, sur base d’un diplôme qu’il ne détenait pas.

“Lorsqu’il a raté ses études, il n’a pas osé le dire à son père”, explique l’avocat. “Et quand ce dernier l’a engagé à l’ICDI, Luc Cariat a préféré écrire qu’il détenait le graduat d’assistant social plutôt que de l’affronter. Quand Lucien Cariat l’a appris, il était en rage et a embauché son fils comme rédacteur. Mon client ne savait pas qu’il touchait un salaire plus élevé que prévu. De toute façon, à l’époque, son barème ne nécessitait pas de diplôme. Lorsque les statuts ont changé en 1992, les avantages du passé restaient acquis.”

Selon Me Bouchat, le véhicule Safrane racheté 539.000 francs par la société Athlon, qui l’a reloué ensuite à l’ICDI, n’était pas surévalué. Qui plus est, il appartenait à l’ex-femme de Luc Cariat. Il n’est pas donc l’auteur de l’infraction, si celle-ci existe.



© La Dernière Heure 2012
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