Charleroi-Centre Michel, 75 ans, a eu le coup de foudre pour Gary, un jeune homme de 25 ans qu’il a rencontré dans le métro de Charleroi, le 13 février dernier. 

Aux enquêteurs, le septuagénaire a raconté sa triste expérience : "Il avait l’air sympa, on a tout de suite accroché. On a échangé nos numéros et le soir même, je l’ai invité à boire un verre. Il est venu chez moi, nous sommes montés dans ma chambre et nous nous sommes déshabillés…"

Moins glamour ensuite : Michel s’est retrouvé colsonné à son lit et deux autres individus ont débarqué dans la maison pour lui voler ses cartes bancaires et 100 euros. Les trois suspects ont été identifiés et renvoyés devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Pour la substitute Samain, Gary a eu l’idée de ce vol avec violences et il a fait appel à deux amis, Geoffrey et Johan, pour le véhiculer sur place et lui prêter assistance. Les trois gaillards ont volé deux cartes bancaires dont ils ont tenté de faire usage au Bancontact, en vain. La magistrate a donc requis des peines de 4 à 6 ans de prison pour les trois hommes déjà connus de la justice.

Gary, lui, a bondi en entendant le récit de la victime : "Je l’ai aidé à porter ses affaires, dans le métro. Puis, il m’a fait des avances. Pour moi, c’était un pédophile ! J’ai décidé de me venger en allant voler chez lui, rien de plus. Jamais je ne me suis retrouvé en slip dans sa maison. Je lui ai juste dit que j’allais lui faire un massage pour qu’il se déshabille, lui, car il avait fermé la porte à clé et je voulais prendre ses clés dans son pantalon. Et quand je lui ai proposé de l’attacher, il a dit oui."

Johan, lui, reconnaît qu’il a donné un coup de main à son copain Gary pour voler. Geoffrey, lui, dit qu’il n’était pas au courant du vol. "Je pensais que c’était sa copine, son plan cul", affirme-t-il. Son avocat, Me Lauvaux, plaide d’ailleurs l’acquittement. Déjà condamné pour d’autres faits, serait-il allé avec sa voiture et ses vraies plaques ? Ce qui est certain, c’est que c’est à cause de Geoffrey que l’affaire a éclaté. À l’époque, il était surveillé par les forces spéciales dans le cadre d’un trafic d’armes…