Charleroi-Centre

Les dépôts clandestins, le vandalisme et autres incivilités sont autant de comportements qui coûtent de l’argent à la communauté et qui se répercutent sur l’ensemble des citoyens. A Charleroi, une politique de tolérance zéro a été mise en place : « Qui casse ou pollue, paie »…à condition d’intercepter l’auteur.

L’été dernier, le parterre qui se trouve sous la statue de Jules Destrée, à l’angle du boulevard Audent et de la rue de la Montagne, a été saccagé gratuitement par un passant. Les services de l’écologie urbaine, qui avaient patiemment fleuri ce lopin de terre, ont immédiatement prévenu la police locale de Charleroi. Et cette fois, l’enquête a porté ses fruits : un suspect a pu être identifié, notamment grâce aux caméras de surveillance. Cette personne se verra donc adresser une facture de plus de 1000 euros, ce qui correspond au remplacement des fleurs et à la main d’oeuvre. Celle-ci pourra évidemment contester les faits, mais les images de surveillance ne laissent semble-t-il planer aucun doute. L’échevin de l’Environnement et de l’Ecologie urbaine, Cyprien Devilers, se réjouit de ce dénouement, lui qui martèle depuis toujours que les inciviques doivent payer le prix de leur comportement, et non le reste de la communauté.