Charleroi-Centre Le papa le plus prolifique de Belgique, Serge Regnier, s’est éteint la semaine passée. Sa fille répond aux critiques qui ont suivi.

Serge Regnier, le papa à la tête d’une tribu de 31 enfants (avec trois femmes), est décédé le 29 septembre. La DH en faisait écho dans un article ce mardi parce que cette famille avait marqué les esprits par ses choix de vie différents et sa composition étonnante : marié avec Christine, il avait aussi eu des enfants en parallèle avec la sœur de son épouse, Carine, et sa voisine, Judith. Mais la réponse sur les réseaux sociaux n’a pas toujours été très cordiale envers ses veuves et ses orphelins. Aujourd’hui, Cathy Regnier, sa fille, prend la parole pour tenter de rééquilibrer la donne, et opposer aux critiques et aux insultes (qui heureusement ne constituent pas la majorité des réactions) un peu de son amour pour son père et pour sa famille.

Serge, votre père, était-il très aimé ?

"Bien sûr. Le mode de vie qu’il avait choisi il y a quinze ans ne change rien à l’amour qu’on lui portait et qu’on lui porte encore aujourd’hui. De l’eau a coulé sous les ponts depuis, les ados sont devenus des adultes, parents, la plupart travaillent, et puis il a eu un cancer du poumon qui s’est généralisé. Maintenant, ils sont encore six enfants avec ma maman, âgés de huit à seize ans."

Certaines personnes n’ont pas hésité à insulter votre famille. Que peut-on dire à ces gens ?

"Le plus grand de mes frères s’en était plaint il y a quelques années et il avait eu raison. Eh bien, on peut dire que les choix qu’ont faits nos parents il y a des années ne doivent pas empiéter sur nos vies à nous : ni la mienne, ni celles de mes petits frères et sœurs, qui eux sont encore à l’école et qui pourraient subir des moqueries. Car tout le monde n’a pas l’intelligence de respecter notre deuil. Certes, il était soi-disant "connu", mais ça reste un père, un papy, un frère, un mari avant tout. Et il nous manque à tous…"

On dirait que vous n’approuvez pas le choix de vos parents.

"Je n’ai pas toujours approuvé ses choix, c’est vrai. Mais c’étaient les siens, comme lui n’a pas toujours été d’accord avec les miens, de choix. Mais finalement, j’ai toujours fait comme je voulais."

Comment regardez-vous aujourd’hui ces années à grandir à la maison familiale ?

"Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mon enfance mais les dernières années que j’ai passées avant de partir de chez eux se sont très bien passées ! Vu qu’il n’y avait plus trois mais qu’une seule femme, notamment. Vous savez, ça faisait plus de dix ans qu’il n’entretenait plus aucune relation avec les autres mamans… Rien que ma maman, qui s’est toujours très bien occupée de nous, malgré ce que les gens peuvent dire. On n’a jamais manqué d’amour, et je crois que c’est le plus important."