Charleroi-Centre Le guitariste marcinellois Daniel Romeo accompagne Bernard Lavilliers depuis trois ans. Il sera à ses côtés sur la scène du PBA le vendredi 19 janvier à 20 heures.

"Tu sais, Bernard, c’est un type très simple, très abordable." C’est par ces mots que Daniel Romeo résume le chanteur de On the road again pour qui il a une énorme admiration.

"Je peux dire que c’est un pote, un ami", ajoute-t-il. Un ami qui ne l’a jamais titillé sur son patronyme, Romeo. "Non, enchaîne-t-il, il est plus fin que ça. Avant, il disait Il diablo . Maintenant, quand il me présente avec ses six autres musiciens, il m’appelle le Calabrais ."

L’un et l’autre se sont rencontrés fortuitement. Le guitariste offrait alors ses talents à la chanteuse Yael Naim avec laquelle il tournait dans le monde depuis six ans. "David Donatien, le producteur de Yael, recevait Bernard chez lui, raconte le Marcinellois né il y a 46 ans à Notre-Dame ("comme pas mal de Carolos ", sourit-il). On a fait connaissance, le courant est bien passé. Je suis guitariste mais aussi bassiste. La basse est un élément majeur dans la musique de Bernard Lavilliers. Alors, quand son bassiste est parti pour faire autre chose, il m’a fixé rendez-vous chez son directeur musical Xavier Tribolet. J’ai une centaine de concerts au compteur avec lui, France, Suisse, Canada. La tournée en cours est la deuxième que je fais avec lui. On a fait neuf dates à l’Olympia en décembre. On démarre l’année 2018 avec le Palais des Beaux-Arts de Charleroi, ensuite on ira à Liège. La Réunion figure au programme de la tournée."

Il est comment Bernard Lavilliers ? Exigeant jusqu’à en être casse-pieds ? "Exigeant mais pas emmerdeur, se précipite Daniel Romeo, c’est un mec super, il paie bien ses musiciens, il est normal qu’on traite bien sa musique. Bernard, ce n’est pas n’importe qui. Des universités travaillent sur ses textes. Il faut savoir en détecter le double sens, c’est bien plus profond que ça ne paraît au premier abord. C’est un type entier, généreux. Il a gardé son âme d’adolescent. Il peut traquer avant un concert. Il veut bien faire et partager avec son public. J’aime bien dire de lui que dans la vie certains font de la musique pour vivre, lui, il vit pour faire de la musique."

La dernière fois que Lavilliers a fait le PBA carolo, c’était avec la petite formule et du coup sans notre Marcinellois, mais qui était dans le public. Évidemment. "Il m’a fait signe de monter sur scène, je me suis emparé d’une guitare et je l’ai accompagné sur un morceau."

Il faut croire que le chanteur français aime les Belges car Daniel Romeo n’est pas le seul compatriote de l’étape carolo : "Le trompettiste Olivier Bodson est de Mont-sur-Marchienne, son directeur musical Xavier Tribolet est liégeois", mentionne-t-il.