Charleroi-Centre L’ancien mentor de Ransart a pansé sa plaie et se dit prêt pour un nouveau défi.

Le dixième invité de notre série Allô, tu fais quoi a marqué le paysage du football provincial. Mais son nom de famille fait également écho à l’échelon supérieur, via sa progéniture. Thierry Baume fait partie de l’histoire du club de Ransart. Mais, depuis deux ans, l’homme a pris de la distance. Samedi, il était à la Neuville pour le plaisir. L’occasion était belle de faire le point avec lui. Il parle toujours du ballon rond, avec passion… Une envie dévorante.

Thierry Baume, quel est aujourd’hui votre rapport au football ?

"Depuis ma fin de parcours à Ransart, j’ai pris le temps de respirer. Mais je suis toujours dans ce milieu, à travers mon fils, Valentin. Ce dernier est le troisième gardien du Sporting de Charleroi. Au niveau provincial, je ne vais pratiquement jamais voir des matchs. Je réponds seulement aux invitations de mes amis. Je me suis rendu à Beaumont, pour encourager Sergio La Vallé, car il y a un lien spécial entre nous. C’est un mec bien. Je vais également assister aux rencontres de Roch Gérard, avec Pont-à-Celles."

Le ballon rond ne vous manque pas ?

"Il y a encore quelques mois, cela ne me manquait pas. Mais cela commence à revenir. Je le sens. J’ai reçu quelques propositions. Je trouve d’ailleurs ça bien, car je ne me suis jamais vendu. Je n’ai jamais envoyé un CV. Alors, c’est sympa de voir que le football ne m’a pas oublié."

Des projets pour entraîner ?

"Il y a un peu de tout. Il y a des demandes comme entraîneur, mais également d’autres fonctions dans le football. Je pourrais revenir dans le milieu, d’ici quelques mois."

Vous êtes à l’Olympic. Cela ne vous a jamais intéressé d’entraîner au niveau national ?

"Je suis content de ce que j’ai réalisé au niveau provincial. Je ne regrette rien. À mon petit niveau, j’ai fait du bon travail à Roux et à Ransart. Je ne peux pas oublier notre belle deuxième place, derrière… l’Olympic, il y a quelques saisons. C’était un parcours formidable qui avait soudé le groupe et le staff."

Vous n’avez jamais reçu votre chance ?

"Il y a quelques années, Roch Gérard, que je respecte beaucoup, m’a proposé de devenir son T2 à Heppignies. À l’époque, le club rejoignait la D3. Malheureusement, je n’ai pas trouvé un terrain d’entente avec le Comité. C’est dommage, car cela m’aurait vraiment attiré."

On sent une certaine admiration pour l’ancien joueur du Sporting ?

"Ça a toujours été quelqu’un de bien. Je le suivais quand il jouait. Il venait également me voir. Ensuite, on s’est un peu perdus de vue, avant de se retrouver. Je trouve que c’est un mec bien. C’est vraiment rare dans ce milieu. Il évolue dans un bon club à Pont-à-Celles, avec Olivier Brismez. C’est une structure familiale qui lui plaît. Mais je suis certain qu’un entraîneur comme lui pourrait aller beaucoup plus haut. Quand tu vois ce qu’il a fait à Aische, Heppignies ou encore Ciney, cela prouve toutes ses qualités. J’adorerais travailler avec lui…"



"Je suis un papa heureux"

Chez les Baume, le football est dans l’ADN. Durant sa période à Ransart, Thierry a d’ailleurs dirigé un certain Alexandre.

"Il a des qualités, lance l’ancien entraîneur. Je regrette simplement de ne pas l’avoir lancé davantage quand ça allait mal. Mais je ne voulais pas le griller. Il fait partie des jeunes dont je suis fier, comme De Mayer ou d’autres. Il ferait du bien à un club comme Ransart. Mais il a décidé de rejoindre Meux, en P1, la saison passée, avant de se blesser. Désormais, il est à Lausanne, il poursuit ses études dans le management. Je suis fier de lui."

Dans la famille , il y a également un certain… Valentin. Depuis quatre saisons, il est le troisième gardien du Sporting de Charleroi. "Il se bat. Il a pris son temps, avant de comprendre qu’il avait des qualités. À Mons, il a été bien encadré, après son passage au Standard. On lui a fait comprendre qu’il pouvait réussir. Depuis, il a tout donné. Je crois en lui."

Mais le jeune homme doit prendre patience. "Ce n’est pas simple. Il est derrière deux monstres. Si Penneteau ne termine pas meilleure gardien, je ne comprends pas. Mandanda est également très fort. Mais il progresse avec eux. Il peut aussi profiter des conseils de Michel Iannacone. Il arrive en fin de contrat. On verra, ce qui l’attend. Mais il a le potentiel pour réussir."

L’homme va souvent le suivre. "Le lundi, je vais voir ses matchs avec les espoirs. Je me place toujours tout seul, dans la tribune debout. Je préfère, pour éviter d’entendre des remarques ou autres. C’est mieux. Il aime bien que l’on débriefe ensemble ses rencontres. Je suis dur mais juste."

Et Thierry Baume de conclure : "Je suis très fier de mes enfants. Ils réalisent de belles choses, que ce soit dans le football ou les études. Je suis un papa comblé."