Charleroi-Centre Nous nous sommes rendus au Chant des Oiseaux, le rendez-vous dominical traditionnel de toutes les compagnies, avec un objectif : faire le point sur la place des femmes dans ces marches. Le folklore à l’origine religieux et militaire, même si remis au goût du jour par des laïques en 1867, n’est pas - a priori - un milieu féminin.

"On doit parfois se battre pour défendre notre place", remarque Alice, cantinière (qui apporte des boissons aux hommes). "J’ai voulu à un moment être adjudante à cheval, mais je n’ai pas pu. Parce que je suis une femme. Pour mon mari, il n’y avait aucun problème."

Sexisme ordinaire ou volonté de respecter l’historicité des troupes ? "Je trouve cela assez logique, parce qu’historique. Mais, c’est important qu’on puisse être représentées, parce que les choses évoluent", nous répond Lydie.

Depuis les années soixante, les femmes prennent néanmoins leur place dans la société. Se produit, à la même époque, une séparation fondamentale du folklore thudinien, où d'un côté prime l'histoire, de l'autre le côté folklorique.