Charleroi-Centre

Il y a peu, la Ville de Thuin a entamé sa traque des logements insalubres.

Les premières interventions ont commencé par le bâtiment situé au 42-44 de la Grand’Rue. C’est en collaboration avec la police, la Maison du logement, le service Urbanisme, le CPAS et le Foyer de la Haute Sambre que la Ville a commencé son combat.

Dans l’immeuble, trois logements habités sur dix étaient insalubres. Une demande a été faite auprès du parquet afin que des poursuites soient menées. La finalité : la fermeture provisoire du bâtiment, de sorte que le propriétaire puisse soit remettre en état son bien, soit le revendre.

C’est une triste réalité dans la plupart des villes : les logements insalubres existent. La plupart du temps, ces logements n’ont pas de permis. Comme si cela ne suffisait pas, on y trouve des problèmes d’eau ou d’humidité. "Ces propriétaires profitent de la misère des gens. Cela génère un danger pour les locataires", explique le bourgmestre Paul Furlan (PS).

Généralement, les locataires préfèrent quitter les lieux rapidement. "Ce sont des gens qui prennent tout et n’importe quoi parce qu’ils n’ont pas le choix. Le loyer varie entre 500 et 600 euros pour 18 à 20 mètres carrés. C’est de l’abus." Cela provoque également des nuisances en rue. Des troubles de voisinage, notamment.

En urgence, la Ville a prévu de reloger les habitants de ces logements insalubres. Chaque locataire sera relogé dans de bonnes conditions. "L’objectif est simple : que cela ne se produise plus chez nous. La remise en ordre de Thuin passe également par là. On va attaquer immeuble par immeuble pour que ces locataires prennent peur. Le message lancé : attention, on arrive chez vous."

L.Or.