Charleroi-Centre

Dans un premier temps, Pierre Paulus hébergera les pensionnaires de la maison de repos Quiétude

CHÂTELET Au conseil communal de Châtelet ce lundi, l’opération de revente des actifs immobiliers de l’ancienne clinique Léon Neuens a soufflé le chaud et le froid. L’Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC), qui en a acquis la propriété, y installe le siège d’une nouvelle maison de repos et de soins de 120 lits. Comme l’explique le directeur du non hospitalier de l’ISPPC, André Henreaux, le home Pierre Paulus se veut un véritable “hôtel de soins” pour seniors.

Un centre de vie et d’activités sera agencé au rez-de-chaussée avec du service (coiffure, kiné), des petits commerces (librairie) et des lieux de rencontre collectifs et privés pour les réunions de famille.

L’ouverture est prévue en septembre. Dans un premier temps, Pierre Paulus hébergera les pensionnaires de la maison de repos Quiétude, à Montigny-le-Tilleul, dont la complète modernisation s’étalera sur deux ans, jusqu’en 2015. Ensuite, les résidents du Bel Abri, à Farciennes y seront déplacés. Châtelet absorbera l’agrément de la structure farciennoise que l’ISPPC transformera progressivement en maison de soins psychiatriques, un maillon manquant de la chaîne thérapeutique en région de Charleroi, entre l’habitat protégé pour patients autonomes et l’hôpital Van Gogh.

Le premier pavillon psychiatrique sera opérationnel au Bel Abri en 2014, les deux autres opéreront leur mue après 2015. Troisième et dernière maison de repos de l’ISPPC : l’Heureux Séjour, à Courcelles. La construction d’un nouveau bâtiment se termine sur le site, l’ouverture est prévue dans trois mois, en juin. Un seul des cinq autres pavillons sera maintenu en fonctionnement, et rafraîchi. “Pour les autres, une étude de reconversion a été lancée”, dit le secrétaire général de l’ISPPC, Alain Dugauquier.

Toutes les pistes restent ouvertes, de la création de logements à l’agencement de bureaux en passant par la location à des administrations. “Les résultats de l’étude doivent nous être communiqués avant les vacances, mais les décisions ne viendront qu’après la rentrée.” Au total, le programme pluriannuel Maisons de repos de l’ISPPC représente une trentaine de millions d’investissement, dont 10 subsidiés par la Région wallonne.

L’offre d’hébergement passera de 305 à 378 lits, amenant une croissance d’effectif de 30 % environ (de 187 à près de 300 équivalents temps pleins).



© La Dernière Heure 2013