Charleroi-Centre

Le tribunal correctionnel de Charleroi a entendu lundi les dernières plaidoiries dans un dossier de calomnie, harcèlement et faux qui oppose le bourgmestre, l'échevine de l'Enseignement et l'ex-secrétaire communale de Châtelet au directeur de l'école de Promotion sociale. Des fonctionnaires, également mis en cause, ont plaidé l'acquittement. 

En 2008, une décision de licenciement avait frappé le directeur, Marc Meurice, qui avait été accusé d'avoir détourné des subsides et d'avoir procédé à de fausses inscriptions à des formations informatiques pour les percevoir. Blanchi, il avait alors déposé plainte, estimant son licenciement abusif et basé sur une cabale politique.

En 2011, le bourgmestre Daniel Vanderlick (PS) et l'échevine Marie-France Toussaint (PS) et la secrétaire communale avaient été inculpés pour calomnie, harcèlement moral et harcèlement au travail à l'égard de ce directeur, ainsi que de faux et usage de faux, pour avoir tronqué deux procès-verbaux de collège communal à propos du conflit qui les opposait à ce directeur. L'échevine de l'Enseignement comparaît aujourd'hui uniquement pour calomnie, harcèlement moral et harcèlement au travail. Trois fonctionnaires sont également poursuivis pour faux et usage de faux.

Lors de la dernière audience, le bourgmestre, l'échevine de l'Enseignement et l'ex-secrétaire communale ont plaidé l'acquittement, une attitude également adoptée par les fonctionnaires communaux mis en cause par Marc Meurice.

Me Mayence, qui défendait deux prévenues, a relevé le tempérament manipulateur et histrionique du directeur de l'école de promotion sociale. Ses clientes avaient d'ailleurs expliqué que leur signature avait été apposée à leur insu sur les fiches d'inscription aux formations. Et que, ayant constaté cela, elles avaient réagi en signant une attestation déclarant le contraire, ce qui jetait le discrédit sur Marc Meurice.

Selon Me Mayence, ces fiches ont effectivement fait l'objet de manipulations suspectes : des signatures ont semble-t-il été imitées, d'autres carrément inventées. L'avocat a donc plaidé l'acquittement pour les deux fonctionnaires, estimant que celles-ci avaient agi en toute bonne foi. Les derniers employés communaux incriminés ont sollicité une pareille mesure. Jugement le 5 février.