Charleroi-Centre L’auteur reconnaît s’être battu avec Tomy mais dit n’avoir donné qu’un seul coup.

Il n’aura fallu que quinze jours à la police fédérale de Charleroi pour élucider la bagarre mortelle qui s’est conclue par la mort du jeune Tomy Delmotte.

Le 24 septembre dernier, ce garçon de 26 ans s’était rendu à la discothèque The Room à Gosselies pour y fêter son engagement au sein d’une société de gardiennage. La soirée avait été des plus agitées puisque la police locale était intervenue à plusieurs reprises pour mettre fin à des échauffourées. "Tomy n’était pas un bagarreur. C’était un garçon souriant qui semait la bonne humeur sur son passage", nous avait confié son père Patrick.

Mais le dimanche à l’aube, le corps sans vie du jeune homme était retrouvé sur un parking, à deux pas de la discothèque.

L’autopsie a démontré que son décès était dû à des épanchements sanguins au niveau de la boîte crânienne. Bref, un traumatisme probablement dû à des coups portés à main nue.

Les indices étant minces, les enquêteurs ont lancé un appel à témoins tout en s’intéressant aux différentes altercations survenues ce soir-là. Une piste qui a fini par payer. Ce mardi, un jeune de 27 ans a été placé sous mandat d’arrêt pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Selon le parquet de Charleroi, le suspect reconnaît avoir eu une altercation avec la victime et l’avoir frappée à une seule reprise. "Des déclarations qui ne sont pas forcément contradictoires avec les constatations médico-légales", selon le procureur du Roi de division.

D’autres traces retrouvées sur le corps de Tomy Delmotte devront encore être expliquées. Le motif de la dispute n’a en revanche pas été précisé.