Charleroi-Centre

La DH a rencontré la jeune Pippa, une Australienne de 14 ans, venue en Belgique pour trois mois en immersion chez une famille d’Ham-sur-Heure-Nalinnes.

Si elle est ici pour "apprendre le français" , elle n’y est que depuis un mois. L’intégralité de l’entretien a été réalisée dans son anglais natal : la traduction tente donc d’être la plus fidèle possible.

Que penses-tu de Charleroi ?

"C’est vraiment très… différent. Rien qu’au niveau de la météo, même si je n’ai pas encore eu besoin de mettre de gros pulls ! Je crois que ce qui me frappe le plus, c’est que tout soit si proche. Dans le petit village de fermiers où j’habite, en Australie, on doit faire 1 h 30 de voiture pour trouver la première petite ville. La première vraie ville, Melbourne, se trouve à 5 h 30 de trajet. Mais c’est un avantage ! On peut acheter tout ce qu’on veut, quand on le veut, et s’il faut faire quelques kilomètres pour aller dans un magasin, il y a des bus tout le temps. C’est super !"

Et au niveau visuel ? Charleroi est souvent vue comme sale.

"Pas du tout, j’adore ! Je n’y suis allée qu’une fois, vraiment, parce que je vais à l’école à Thuin, mais je trouve toutes ces maisons collées les unes aux autres absolument charmantes. Et l’on voit qu’il y a une histoire ici, une vraie histoire. En Australie, tout est moderne, à part des grands espaces verts - avec des paysages un peu similaires à Thuin pour être franche -, il n’y a rien, et ce qu’il y a est trop récent pour avoir une histoire. Ici j’ai pu voir le beffroi de Thuin, l’abbaye d’Aulne, incroyable."

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