Charleroi Le but: les sensibiliser aux menaces des traités internationaux de commerce.


Et si nos libertés étaient menacées par la suprématie du pouvoir économique ? La question est au cœur de l’action menée par le collectif carolo Libre et change qui entend éveiller les citoyens aux dangers des traités internationaux de commerce et de libre-échange.

"Dans cinq quartiers ciblés de Charleroi, nous avons diffusé un courrier annonçant aux riverains le changement de nom de leur rue", explique Emilie. "Mais au lieu de leur faire des propositions issues de la commission odonymique chargée de la suppression des doublons, nous leur soumettions des noms de multinationales ou de milliardaires."

Ainsi, certains avaient le choix entre la rue Coca-Cola ou la rue Texaco, d’autres la rue Marc Zuckerberg ou Bill Gates. Objectif : forcer le dialogue, susciter des réactions de révolte ou de colère… Ce qui n’a pas manqué. "Par mail ou téléphone, des destinataires se sont littéralement indignés. Notre équipe y a répondu par des contacts individuels", confie un autre membre du collectif.

En raison d’appels directs à l’administration communale de Charleroi qui n’était pas informée de la campagne, une certaine confusion a régné. Selon la Ville, l’incident évoqué en collège ce mardi a été définitivement clos.

Pour le collectif Libre et change, l’action se poursuit : dans un premier temps, il est prévu de reposter un courrier de démystification dans les 2.000 boîtes aux lettres ciblées par la campagne. Un travail entrepris ce mardi soir et qui se terminera ce mercredi matin.

La semaine prochaine, le collectif organise une rencontre citoyenne pour évoquer les enjeux et menaces des traités transcontinentaux de libre-échange, notamment le CETA ou le TTIP toujours en discussion. Ce sera au Livre ou verre dans le passage de la Bourse à Charleroi, à partir de 19 h. La réunion est ouverte à tous.

D.A.