Charleroi

Le 21 juillet restera à jamais dans la mémoire de Michel Chardon. Ce Chauffeur Sapeur-Pompier de 60 ans se souviendra toute sa vie du moment où il a défilé à Bruxelles devant le roi.


C'était il y a bien des années. De retour de vacances, il est interpellé par un collègue qui lui apprend que les pompiers de Charleroi sont invités à conduire un véhicule lors du défilé du 21 juillet devant le roi Albert II. Curieux de nouvelles expériences, le Carolo accepte tout de suite en se sentant relativement chanceux de représenter sa ville et de parader avec des collègues d’autres casernes.

Le matin du 21 juillet, il monte dans son camion nettoyé avec soin pour l’occasion par ses collègues de Charleroi.

Même aujourd’hui et après 34 ans de service, il lui semble que c’était hier. Lorsqu’il raconte, son émotion est telle qu’on perçoit sa gorge se serrer et qu’on remarque que ses poils se dressent sur ses bras.

À son arrivé dans la capitale, il est orienté vers un lieu de rassemblement général avec la Protection Civile et les Gendarmes. Il est briefé sur le chemin à parcourir et la responsabilité qu’il a de donner le juste rythme pour les suivants.

Avec son accompagnateur, il prend place dans le cortège aux côtés d’un camion semblable venant des Ardennes. Les camions roulent lentement et entrent sur le parcours officiel. De part et d’autre, la foule nombreuse applaudit à tout rompre.

L’émotion du soldat du feu grandit et il est empreint d’un grand sentiment de fierté. Il se rend compte à ce moment de la ferveur populaire et du soutien de la population aux pompiers. Lui qui ne fait que son travail au quotidien devient en ce jour si spécial le représentant de toute une profession reconnue de tous.

Michel comprend tout le sens du mot “héros” quand on parle de pompiers et de leurs missions de sauvetages. Les soldats du feu sont les véritables stars du défilé : toutes les générations sont unanimes à ce sujet. En passant devant le roi, il ressent une grande fierté et se sent privilégié.

L’homme reste un passionné et même s’il est à l’âge de la retraite, il a rempilé pour 1 ou 2 ans encore. Il se sent en forme et la flamme brûle encore dans sa poitrine. Michel déclare : “être au service de la population est une grande chance mais applaudi comme tel est une reconnaissance.”