Charleroi

Le ministère public a demandé, mercredi, devant la cour d'appel du Hainaut de réformer un jugement rendu le 5 mars 2018 par le tribunal correctionnel de Charleroi, lequel avait condamné A. P. (24 ans) à une peine de travail pour menaces et destruction immobilière, et acquitté K. B. (24 ans). Le 12 juin 2016, vers 9h00, K. B. avait conduit A. P. à Jumet où ce dernier a tiré 22 coups de feu dans la façade d'une pizzeria dans laquelle se trouvait une femme de ménage.


Le jour de la fête des pères, A. P. avait voulu venger son père, qui avait été blessé, quelques mois plus tôt, par deux coups de couteau portés par l'ancien compagnon de sa femme. 

Après une soirée arrosée, passée dans une discothèque à Jemappes, A. P. a nourri son projet de vengeance. Il a demandé à K. B. de le conduire à Jumet où le beau-frère de celui qui avait frappé son père tenait un restaurant. A. P. est sorti de l'auto avec une arme et il a tiré à vingt-deux reprises sur la façade de la pizzeria, brisant les vitres. 

Dans le restaurant, une femme de ménage travaillant au noir a eu le temps de se cacher derrière le bar. A. P. ignorait sa présence. A. P. et K. B. sont ensuite partis à Bruxelles. 

Ils ont été arrêtés le lendemain et ils ont passé un mois en détention préventive. 

Mercredi, l'avocat général a réclamé une peine de 18 mois de prison avec sursis contre A. P., estimant que la peine de travail était "un mauvais signal à lui envoyer", et une peine de travail contre K. B., considéré comme co-auteur. L'arrêt sera prononcé le 3 janvier.