Charleroi Il va traverser la Belgique de part en part, au départ de la place Verte, pour sensibiliser au don d'organes.


L’incontournable Michel Drygalski se lance dans son troisième défi de l’année : courir 2.500 kilomètres en traversant la Belgique de part en part, sur seize tronçons en tout. "Je pars ce lundi à 10 h pile de la place Verte de Charleroi, devant Rive Gauche", explique le chouchou des coureurs, âgé aujourd’hui de 74 ans. "J’espère terminer en moins de 90 jours."

La raison pour laquelle Michel court, c’est le don d’organes. "Tous les deux ans en moyenne, je cherche des défis extrêmes à réaliser, je participe depuis 2010 à un maximum de courses à pied par an, pour sensibiliser le plus de gens possible à la problématique du don d’organes, et à la possibilité de devenir donneur potentiel après le décès. En tant que Carolo de souche, né et domicilié à Charleroi depuis 74 ans, à côté du café La Quille à la Ville Basse, je vais aussi valoriser la ville de Charleroi. Comme je le faisais avant de courir pour le don d’organes."

Mais Michel ne court pas seul. S’il est suivi (et encouragé) par le docteur Michel Daune, cardiologue et président de la plate-forme du don d’organes du CHU de Charleroi Marie Curie, c’est surtout sa femme, Nicole, qui le suit partout.

"Je serai encore son assistante, car sans une aide logistique, il ne saurait pas le faire", explique du haut de ses 79 ans celle qui est là, dans l’ombre, depuis 2003. "Nous allons distribuer des milliers de documents explicatifs, concernant le don d’organes. Il y a beaucoup trop de gens qui attendent désespérément un ou plusieurs organes pour ne pas mourir, ou pour avoir une meilleure santé. Et même s’il y a des journées de sensibilisation, il est certain qu’il n’y en a pas assez… et des gens en meurent. Quand Michel réalise un défi et que les médias l’aident, ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont touchées."

Le coureur vétéran détient un record intéressant : il a participé à toutes les éditions des 10 Miles de Charleroi depuis 34 ans. "Par contre, si j’adore courir, je pourrais bien me passer des entraînements. Il faut bien pour pouvoir tenir, malheureusement", bougonne-t-il.