Charleroi À Charleroi, le CDH n’aura qu’une seule tête de liste aux élections du 14 octobre. Et c’est… François Ghislain.


Désigné par le comité d’arrondissement de Charleroi Thuin pour conduire la liste à la Province dans le canton de Charleroi (NdlR : qui se superpose à l’entité), il a décidé de ne pas être candidat derrière Eric Goffart à la commune. "Rien ne m’interdisait de me présenter des deux côtés, mais c’est un choix personnel que j’assume. Je me suis engagé au CDH, je défends ses valeurs, sa ligne politique et son identité : C +, ce n’est pas le CDH, quoi qu’en dise le bourgmestre Paul Magnette, que j’ai entendu à ce sujet jeudi en prime du JT de la RTBF. Même si c’est parfois difficile à assumer dans des majorités à participation socialiste depuis le 19 juin (NdlR : quand le président du CDH Benoît Lutgen a débarqué le PS du gouvernement wallon) , j’assume mon étiquette humaniste. Je n’ai pas à rougir du bilan que porte notre parti à Charleroi où Jean-Jacques Viseur, Véronique Salvi, Antoine Tanzilli et nos échevins ont fait un excellent travail."

Pour François Ghislain, la Province sera la deuxième expérience électorale après un coup d’essai en 2012 sur la liste CDH de la ville où il n’avait récolté que 114 voix de préférence. "À l’époque, je ne m’étais pas suffisamment investi dans la campagne : mon rôle de tête de liste rend les choses totalement différentes."

Son projet pour le Hainaut : améliorer tant que faire se peut le fonctionnement de cette institution de proximité mal connue de la population. "Les provinces, ce sont les enfants pauvres de la politique belge, assure-t-il. Les citoyens ne savent pas assez ce qu’elles font. Elles sont pourtant actives dans des domaines importants de la vie quotidienne : l’enseignement, la culture, l’action sociale, le tourisme."

Pour cet assistant social de formation, qui a travaillé à la police fédérale avant de devenir secrétaire du parti pour les arrondissements de Charleroi et Thuin, mieux faire connaître l’institution sera un combat prioritaire. Il compte y mettre toute son énergie. De ce côté, ses prédécesseurs, et notamment Solange Mestdagh qui exerçait le mandat depuis douze ans, ne laisseront pas un souvenir impérissable…

La rumeur d’un préaccord électoral PS-MR inquiète-t-elle le candidat ? "Pas du tout. D’abord, je ne suis pas candidat à un poste dans le collège provincial mais seulement dans le conseil. Ensuite, nous en reparlerons quand nous aurons le résultat des urnes."