Charleroi L’affiche d’un apéro tapas de Van Cau Jr en 2015 soulève des questions.


L’affaire avait fait grand bruit au cœur des vacances estivales : en août, le président de l’Olympic Adem Sahin invitait les parents dont les enfants fréquentaient l’école des jeunes de son club à voter pour l’échevin sortant du Commerce et des Sports, Philippe Van Cauwenberghe (PS).

Le sujet s’est invité ce lundi en séance publique du conseil communal au travers de questions de deux mandataires de l’opposition : d’abord Luc Parmentier (Ecolo). Il a demandé des précisions sur le cadre des investissements effectués par des concessionnaires dans les installations dont l’exploitation leur est octroyée comme précisément le stade de l’Olympic. Sofie Merckx (PTB) ensuite. La conseillère estime qu’il faut remettre en place un bureau d’éthique et de déontologie pour examiner les conflits d’intérêts qui peuvent se présenter dans l’exercice des fonctions de décideur politique.

Ce débat a fait ressurgir une vieille affiche de 2015, avec les sponsors d’un événement organisé par l’échevin Van Cau, un "apéro tapas" au Spiroudome. On y retrouve non seulement le logo de l’enseigne de supermarchés Reyhan qui appartenait encore au président de l’Olympic, mais celui de Rive Gauche, dont la construction était en cours.

Les charges d’urbanisme liées à ce projet avaient-elles déjà été fixées par le collège à l’époque ? L’échevin que nous avons interrogé à ce propos assure que oui. Selon lui, "c’est sous l’ancienne majorité dont il n’était que simple conseiller communal que le permis a été octroyé".

Il se sent en outre injustement ciblé : "La plupart de mes collègues organisent aussi des événements pour lesquels iles recourent au sponsoring." De fait. En fouillant un peu sur les réseaux sociaux, nous avons retrouvé une soirée de Cyprien Devilers (MR) sponsorisée par Rive Gauche. Il y a aussi les bals d’autres échevins pour lesquels des carnets publicitaires sont réalisés, avec des annonces d’entreprises qui ont emporté des marchés publics. Selon Van Cau, la pratique est courante. "On me fait d’autant plus un mauvais procès que ce n’est pas moi à titre personnel, mais l’association de fait qui a été créée pour organiser et financer mon apéro tapas annuel qui a bénéficié de l’appui des sponsors."