Charleroi Julien a écopé de 2 ans de prison par défaut et sollicite aujourd’hui un sursis.

« Deux chiots amstaff à vendre pour 400 euros » : c’est la petite annonce que Gianni poste sur Facebook en janvier 2016. Si ce procédé de vente d’animaux est aujourd’hui interdit, à l’époque, il attire l’attention de Julien B. et de son pote, bien décidés à devenir propriétaires des toutous…sans débourser un centime. 
 
Un rendez-vous est donc fixé à Courcelles avec le vendeur qui, arrivé sur place, se fait immédiatement jeter au sol et rouer de coups. Le temps de reprendre ses esprits et ses chiots ont disparu dans un break bleu. Un véritable dognapping !

Sauf que les ravisseurs sont loin d’être des flèches et qu’une fois avertie, la police les identifie immédiatement. Devant le domicile du père de Julien, on retrouve d’ailleurs le break bleu. Et le chiot, lui, est caché dans le grenier. 

« Il me l’a donné, je ne l’ai pas volé », s’est défendu le jeune individu, adoptant le même système de défense que son complice, chez qui l’autre bébé chien a été retrouvé.

L’affaire aurait pu en rester là. Sauf que Julien s’est fait connaître de la Justice pour d’autres faits, à savoir le vol d’un scooter et celui d’une voiture qu’il a dérobée à des personnes qui l’hébergeaient gentiment. Comme il ne s’est pas présenté à l’audience du tribunal correctionnel de Charleroi, la juge Jadin l’a condamné à 2 ans de prison ferme. Un jugement contre lequel il faisait opposition ce mercredi. 

Son avocat, Me Dimitri Van Wymeersch, a contesté le caractère violent du dognapping. « On ne constate pas de blessures sur le propriétaire des chiots , hormis des égratignures à la main. Ce qui confirme la déclaration de mon client qui explique que la victime s’est blessée en le poursuivant et en donnant un coup de poing au moment où il refermait la portière de la voiture ». 

Au terme de sa plaidoirie, l’avocat a sollicité un sursis probatoire, non sans avoir demandé l’acquittement pour le vol de scooter. Du côté du parquet, la magistrate souhaite le maintien de la peine de 2 ans, mais ne s’oppose pas au sursis.