Charleroi La coprésidente d’Ecolo Hainaut livre le résultat de ses calculs.


Combien le Brexit coûtera-t-il aux communes du Hainaut, singulièrement dans le bassin de vie de Charleroi ?

S’il est impossible de le dire à ce stade, alors que la Commission ne fait qu’initier un processus de réflexion et de négociation qui devrait s’étaler sur deux ans, la coprésidente provinciale d’Ecolo Bénédicte Linard a pris les devant. Elle s’est essayée à chiffrer le scénario catastrophe, sur base des moyens Feder obtenus dans le cadre de la programmation 2014-2020.

Montant de l’ardoise pour le Hainaut : 255 millions, dont 142 pour Charleroi, largement affectés à la rénovation urbaine de la ville haute.

Comme l’a rappelé son député européen et bourgmestre Hugues Bayet (PS), Farciennes a aussi bénéficié de cette manne. Elle avait précédemment permis le financement de l’écopole qui sera inauguré le mois prochain.

La coprésidente d’Ecolo est formelle : les communes seront les grandes perdantes de l’opération. À côté des fonds Feder, il y a en effet le FSE, le Fonds social européen. Ce dernier représente 5 % du budget de la politique de Cohésion sociale. Le perdre, c’est condamner nombre de nos communes à un nouveau report de charges qui les appauvrira un peu plus. "Le FSE couvre le coût de dizaines d’emplois dans le domaine de l’insertion."

En principe, le Royaume-Uni quittera officiellement l’Union européenne (UE) le 30 mars prochain. C’est donc après cette date, pour la prochaine programmation, qu’il faut attendre des répercussions.

Bénédicte Linard insiste : "Le gouvernement wallon doit se montrer proactif, monter au créneau pour maintenir la Région parmi les bénéficiaires des aides européennes, réduire l’impact financier tant que faire se peut. Car, au bout du compte, ce sont les Villes, les communes et, à travers elles, leurs propres citoyens qui paieront la facture."