Charleroi
La fronde continue à Mont-sur-Marchienne sur l'axe de l'avenue Pastur

Dans un communiqué, le collectif des riverains et commerçants de l'avenue s'en réfère à une citation de Paul Pastur, avocat et homme politique carolo du siècle dernier, pour réaffirmer leur revendications.
  "Qu'importe, tout droit était sa devise", rappellent-ils. "Nous nous demandons si nous pourrons toujours continuer tout droit au terme des aménagements routiers qu'impose la création de la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS). Et si l'activité commerciale pourra être préservée." 
Pour eux, la réunion citoyenne récemment programmée par le bourgmestre au centre culturel de Mont-sur-Marchienne a permis de lever le black-out autour de l'avant projet. Mais aussi de faire bouger les lignes.
 "Alors que le ministre wallon de la Mobilité annonçait le dépôt de la demande de permis pour cet été, Paul Magnette s'est engagé à ce que l'enquête publique soit reportée à la fin de l'année, au début 2019 au plus tard. Il a surtout fait la promesse qu'une réunion d'information préalable se tiendrait avant cette procédure, de manière à ce que chacun puisse préparer ses remarques et arguments." Mais pour les membres du collectif, ce n'est pas suffisant. Il faut aller plus loin.
La mise à sens unique du bas de l'avenue Pastur n’a aucun sens, elle met en danger toute l’activité commerciale, anéantit la relative quiétude des quartiers périphériques et, en raison des détours qu'elle impose, alourdit le bilan carbone de la mobilité au sud de Charleroi.
Quelle en est l'utilité sinon de créer une barrière qui pénalisera la voiture par rapport au BHNS? Deux: dans le centre de Mont-sur-Marchienne, la capacité de parking actuelle doit être préservée, comme la présence de zones de stationnement sans limitation de durée notamment devant le musée de la Photo.
En réaffirmant leur soutien à l'amélioration de l'offre de transport en commun et au développement de l'éco-mobilité au sud de l'agglomération, ils demandent à être associés prioritairement à la concertation. Pour eux, l'avant-projet de réaménagement de l'avenue Pastur doit être amendé avant d'être soumis à l'enquête publique.