Charleroi

Le conseiller communal est soupçonné de malversations dans ses différentes ASBL

CHARLEROI L’affaire est passée étrangement sous silence. Depuis mai dernier, le conseiller communal Benoît Delbèque est inculpé pour abus de bien sociaux, faux et usages de faux, fraudes aux subsides et fraude fiscale.

En octobre 2007, la section financière de la police fédérale carolo avait mené des perquisitions simultanées dans les différentes ASBL du Marcinellois aux multiples casquettes. Les enquêteurs s’étaient ainsi rendus chez Jeunes Mania et J’Arrive, deux associations culturelles destinées à aider la jeunesse en difficulté.

Ses bureaux de l’université du Travail, où il occupe le poste de directeur des cours de Promotion sociale de l’IETC, avaient également été visités, de même que la Maison du Hainaut, où Benoît Delbèque avait installé le siège du Carolo Music Rallye avant de se faire expulser.

L’intéressé, qui est également président du Foyer marcinellois et responsable régional du service provincial de la Jeunesse, est ainsi soupçonné d’avoir utilisé les subventions publiques à d’autres fins que celles prévues initialement.

L’inculpation pour abus de biens sociaux relève quant à elle de frais de restaurant en inadéquation avec l’objet social des différentes ASBL. On s’étonnait, lors de la procédure de remplacement de Laurence Wilgaut, que le nom de Benoît Delbèque n’ait pas été cité.

Or, ce dernier avait récolté 2.009 voix aux élections communales de 2006. Bref, de quoi revendiquer un poste scabinal. Il se chuchote en tout cas qu’au sein de l’USC, on était au courant de cette inculpation qui écartait d’office Delbèque. Cet écartement discret résonne désormais comme une tentative d’étouffer un nouveau scandale préjudiciable au PS.



© La Dernière Heure 2010