Charleroi C’est une des pistes envisagées pour améliorer la santé financière de l’ASBL.


La SA Immowal disposait de trois mois pour remettre son rapport sur les lacs de l’Eau d’Heure : bras immobilier du Commissariat général au tourisme (CGT), elle vient de le déposer avec une grosse semaine de retard.

Comme le rappelle le ministre de tutelle René Collin (CDH) en charge de ce dossier, l’objectif était d’éclairer le gouvernement wallon sur la situation. Et d’ouvrir des pistes d’optimisation de la gestion et de la rentabilisation des investissements, tant publics que privés. En un mot : booster l’attractivité du site et de ses équipements, dont les potentialités sont considérables.

Dans un souci de neutralité, les experts d’Immowal ont fait le choix de travailler de manière unilatérale, sans se concerter avec l’ASBL. Leur mission s’articulait en trois volets : inventaire des actifs et estimation de leur valeur, analyse des stratégies et, enfin, recommandations. Ces éléments, qui complètent l’audit de l’Inspection générale des finances, vont à présent alimenter la réflexion des administrateurs et les aider à établir une vision stratégique du développement, avec des objectifs et des échéances. Il va aussi falloir les approfondir.

Pour avancer dans ce sens, une remise à plat de toutes les conventions s’impose, y compris pour le contrat de gestion qui date de 2006 : l’ensemble des opérateurs vont être contactés rapidement. La volonté est de remettre de la cohérence là où elle manque, en renforçant notamment l’identité des lacs de l’Eau d’Heure. Il nous revient en effet que certains opérateurs s’en soucient peu, et préfèrent surfer sur l’image des Ardennes, par exemple, sans mettre en avant le produit touristique que représentent les lacs.

Comme l’exigeait sa mission, Immowal a évidemment passé en revue les attractions présentes sur le site, comme le bike park, le centre aquatique ou le centre équestre. Elle suggère de désigner des responsables pour en améliorer voire en accélérer la valorisation : le centre équestre est en projet depuis dix ans, et toujours au point mort.

Comment mieux valoriser l’offre du domaine ? Le rapport propose d’effectuer un benchmark, de la comparer à celle d’autres sites du même type. Cette remise en cause impose de s’interroger sans tabou. Y compris sur des dossiers sensibles comme la création de zones de parking payant, déjà évoquée en 2011. Aujourd’hui, la plupart des destinations touristiques ou de loisirs disposent de telles infrastructures, sources de recettes d’appoint : le littoral belge, les parcs d’attraction comme Pairi Daiza, certains sites de loisir.

Est-ce faisable et souhaitable aux lacs de l’Eau d’Heure ? C’est à l’agenda des administrateurs.

D.A.