Charleroi

Les couloirs des académies de musique de Wallonie résonnent à nouveau de morceaux classiques ou modernes interprétés par les passionnés d’instruments divers.


Avec plus de 550 élèves inscrits, l’académie de Courcelles, dirigée par Jean-Vincent D’Agostino, est un modèle de réussite. Dans les locaux qu’il partage avec l’école industrielle place des Trieux, la liste des cours est longue et illustre la passion des jeunes et moins jeunes pour la musique et les arts de la parole.

Longtemps jugé comme "vieillot" et poussiéreux, l’enseignement musical a résolument fait peau neuve à Courcelles. Avec des professeurs âgés majoritairement de 23 à 35 ans, l’ambiance est posée et moderne.

Même si les classes de rock ont un succès grandissant auprès du public, les cours en académie ont encore de beaux jours devant eux. Certains instruments retrouvent une nouvelle jeunesse grâce à une meilleure diffusion des musiques existantes, notamment sur le web. "Il est étonnant de constater que le cours d’accordéon a été complet en quelques jours. Le côté musette appartient au passé," s’amuse le directeur de l’établissement courcellois.

Quant à l’apprentissage du solfège désormais renommé formation musicale, il est indispensable pour une meilleure maîtrise d’un instrument : "Il est important de constater qu’avec ces bases de connaissances, les musiciens peuvent découvrir la musique par eux-mêmes. Tout est écrit et ce langage est universel."

Les académies dispensent également les arts de la parole comme la diction, la déclamation et l’art dramatique. Dans la pratique d’activités extrascolaires, fréquenter une académie est un plus pour les jeunes. Cela permet pour certains de sortir de sa coquille ou de canaliser son énergie, de partager une passion en faisant partie d’une formation musicale, d’un orchestre ou d’une troupe de théâtre.