Charleroi

Le porte-parole national du PS monte en campagne.


C’est une histoire réglée : après l’annonce du retrait d’Anthony Dufrane de la liste communale de Charleroi, le comité directeur de l’union socialiste communale (USC) devait lui trouver un suppléant pour occuper la 51e et dernière place. Il s’est accordé ce vendredi sur le nom de Maxime Hardy, issu de la nouvelle génération PS et porte-parole national du parti.

Le nom s’est imposé comme une évidence, nous dit-on. Il n’y avait pas de challenger. Le choix évite des remaniements dans l’ordre utile des candidats, alors que ceux-ci disposent tous déjà de leur matériel de campagne. Il prévient aussi d’hypothétiques conflits en interne, alors que le congrès avait approuvé la mouture précédente de la liste à l’unanimité.

Après un bac en marketing à la Haute école Condorcet à Charleroi, il poursuit son cursus à l’ULB et à l’UMons où il obtient deux masters en sciences de gestion et en sciences du travail. À 27 ans, il devient conseiller économique du Premier ministre sous le précédent gouvernement Di Rupo. Ce marcinellois âgé de 30 ans s’impose donc comme un pari pour l’avenir.

C’est Paul Magnette qui lui a proposé de monter au créneau : il s’agit de sa première participation à une élection en tant que candidat. Un défi qui l’honore : "carolo depuis la fin de ses études, je sens souffler un esprit de renouveau sur la ville", confie-t-il. "Je constate aussi qu’il y a chez les jeunes une vraie fierté de l’identité carolo. C’est ce qui m’a convaincu d’accepter l’invitation du bourgmestre." Comme il le confie, c’est à Charleroi qu’il a rencontré pour la première fois Paul Magnette et Elio Di Rupo. C’était en 2011, lors d’une rencontre-débat qu’il organisait en tant qu’étudiant sur les difficultés de Duferco.

La désignation de Maxime Hardy met fin aux rumeurs les plus fantaisistes au PS carolo, comme celle d’un retour possible de l’ancien bourgmestre PS Jacques Van Gompel.