Charleroi À partir du 1er août, les lampadaires vont progressivement être remplacés.


Depuis les années 60-70, tous les trois ans, des ouvriers changent inlassablement les ampoules des lampadaires publics. Ces éclairages fragiles, utilisant des gaz rares et nocifs (mercure pour la lumière blanche, sodium haute ou basse pression pour les orangés), sont des grandes ampoules d’environ 130 watts. Qui restent allumées toute la nuit. Tout cela commence à changer dès le 1er août.

La Ville de Charleroi s’est engagée avec Ores dans un grand contrat de remplacement de tous les points lumineux, "dans les 55 quartiers", annonce Paul Magnette (PS). "Soit près de 24.000 lampes qui passeront à la technologie électronique du LED !"

Le remplacement des 1.500 premiers lampadaires commencera à Marchienne-au-Pont, dans les rues Spignat, Carrières et Chapelle, avant de s’étendre à Marcinelle dans la Cité Parc. Cela devrait prendre six mois.

Les détails financiers du contrat n’ont pas été donnés, mais avec un prix allant de 350 à 500 euros par lampadaire, dont 250 euros sont déjà subsidiés via la contribution "verte" des citoyens, on peut estimer la somme totale autour des 10 millions d’euros.

Pourtant, virtuellement, ça sera gratuit pour les finances de Charleroi : il faut comprendre que la Ville paye 2,5 millions d’euros par an pour ses éclairages publics (coût d’entretien, remplacement et en énergie). Avec les nouveaux lampadaires, cette somme devrait baisser pour atteindre à peine 100.000 euros annuels. "Il n’y aura déjà plus les ampoules à changer : le matériel d’Ores est garanti 15 ans. Mais la durée de vie des LEDs devrait dépasser cela", explique Xavier Delnoy d’Ores. "Ensuite, les lampadaires ne consommeront plus que 20 watts au lieu de 130, et on baissera même leur consommation de 50 % entre 22 heures et 6 heures du matin, sans pour autant que ça soit vraiment visible à l’œil nu."

Dès lors, la Ville mettra pendant quelques années (ici encore, on ne nous a pas donné de précisions à part "cinq ou six ans") les 2,4 millions non-dépensés chaque année dans les poches d’Ores, en guise de remboursement.

"Dernier avantage", souligne l’échevin Cyprien Devilers (MR) et Président d’Ores, "c’est que la lumière blanche permet de mieux voir les couleurs et distinguer les visages. C’est beaucoup plus sécurisant."

Le centre-ville de Charleroi, lui, sera aussi progressivement passé au LED avec les chantiers de Charleroi District Créatif, via les fonds européens du FEDER.