Charleroi

L'Eden n'est pas qu'une salle de spectacle mais un lieu de vie où le folklore d'invente et se transmet.


L’Eden, situé au croisement du boulevard Jacques Bertrand et du boulevard Audent au cœur de Charleroi. Ce centre culturel est non seulement le plus grand de Charleroi mais aussi un des plus grand de Wallonie.

Cette grandeur, le directeur Fabrice Laurent en est certes conscient mais ce qu’il met humblement en avant c’est le fait qu’il propose au public une certaine forme de culture faite pas les gens et pour les gens.

Responsable d’une équipe de 25 personnes , il défend sa place dans la ville comme un des principaux acteurs et de relais de la culture urbaine. Il ne se voit pas au sommet d’une pyramide où seuls quelques élus ont accès. Il envisage son centre comme un outil mis à la disposition d’artistes et d’initiatives locales.

Fabrice Laurent replace Charleroi dans son contexte historique et, de-là, propose un nouvel état d’esprit, une nouvelle manière de concevoir son espace de vie.

Au départ Charleroi n’est pas pensé pour les citoyens. D’abord un bastion militaire puis une industrialisation féroce pour finir avec une place importante réservée aux voitures.

Maintenant, tout cela est derrière nous. Il est nécessaire de se poser et de se repenser.

L’équipe de l’Eden travaille ardemment à l’appropriation de symboles forts pour créer un folklore moderne représentatif de la population et des désirs d’identité propre. “Le centre culturel n’est pas une salle de spectacle, c’est un espace” de vie déclare-t-il.

Au fil des années, L’Eden est devenu un partenaire incontournable du renouveau culturel du paysage Carolo. La cocréation du carnaval avec le brûlage du corbeau et des mauvaises idées, le Bal Blanc et l’Opening Fiesse sont des exemples d’une réappropriation de l’espace de vie.

Il est sûr que Chita aura trouvé là une nouvelle maison bien douillette.