Charleroi Plus d’une centaine de rues pourront être rénovées dans les 24 prochains mois.


"C’est le plus ambitieux programme d’investissement sur fonds propres qu’on n’ait jamais lancé, une enveloppe de 10,4 millions d’euros"
, se vante le collège communal de Charleroi qui vient de prendre la décision d’attribuer un imposant marché de rénovations de voiries et trottoirs.

C’est un des fameux "marchés stock" dont Eric Goffart (CDH), l’échevin des Travaux, est si friand. Le montant servira à refaire les couches d’usure et créer des aménagements de sécurité quand nécessaires sur l’ensemble de l’entité. En 2018 et 2019, les chantiers de voiries iront piocher dans ce marché jusqu’à épuisement des fonds, soit "une centaine de rues" au moins.

Il faut aussi ajouter les rénovations dans le cadre du Plan d’investissement communal (PIC), qui permet à Charleroi de recevoir un euro de subside pour chaque euro dépensé en rénovations lourdes ou travaux d’égouttage. En 2013-16, cela représentait 22,7 millions euros pour 24 rues, et en 2017-2018 9 millions pour 8 rues.

"Un important travail est actuellement mené par les services de la Voirie pour établir une liste de rues prioritaires sur base de critères objectifs : dégradation de la voirie, sécurité routière et présence d’école, passage de bus ou de véhicules de secours, nombre de plaintes au service Assurances de la Ville et intensité du trafic, précise Eric Goffart. Au-delà de ces critères, nous sommes attentifs, comme lors des plans d’investissement précédents (Plan Vauban, Plan Routes 2016 et Plan Routes 2017, NdlR) , à réaliser une juste répartition des rues par district. Enfin, après avoir déterminé les rues qui allaient faire l’objet de travaux, nous procéderons au phasage des chantiers en tenant compte des interventions préalables des impétrants (ORES, SWDE, Belgacom…) de manière à éviter que des interventions aient lieu sur des voiries qui viennent d’être rénovées."

Le réseau de routes communales à Charleroi compte 2.500 rues, soit 660 kilomètres environ. "On a adopté dès le début de cette législature une politique volontariste. Pour preuve, depuis 2013, nous avons rénové plus de 250 rues", conclut le collège.