Charleroi Le bourgmestre vient de dresser le bilan du projet des "arpenteurs".


Améliorer la qualité des interventions d’entretien et de réparation dans les quartiers : c’est l’objectif du projet des "arpenteurs", mis en place en avril à Charleroi. Dans le bulletin des questions écrites, le bourgmestre Paul Magnette (PS) en établit le bilan à la demande du conseiller CDH Albert Frère.

Ce dispositif regroupe différentes ressources, sous la conduite d’un fonctionnaire dirigeant : propreté, espaces verts, voirie, sécurité routière, police administrative avec, dans les cas qui le justifient, l’appui de services extérieurs, comme le Tec.

Une équipe de repérage est d’abord envoyée sur place : elle identifie tout ce qui pose problème. Exemples : des pavés descellés, un avaloir bouché, un trou dans la chaussée, des herbes folles, un dépôt clandestin, du mobilier urbain détérioré, etc. Un plan d’action est ensuite établi : les services communaux ont alors deux mois pour tout remettre en ordre.

Quatre anciennes communes ont déjà accueilli les "arpenteurs" : Gilly, Marchienne-au-Pont, Gosselies et Dampremy. Des opérations sont actuellement en cours à Charleroi et Marcinelle.

Selon le bourgmestre, "ce projet a permis d’améliorer sensiblement la coordination interne au sein de la Ville (voirie, écologie et propreté) mais aussi de tisser des liens structurels avec des partenaires externes notamment Tibi, Ores, la SWDE, le SPW, Infrabel, le Tec et Proximus". En moyenne, 400 points d’intervention ont été répertoriés par quartier, dont 200 rien que pour la voirie. Le point noir, ce sont les incivilités.

Compte tenu du succès de l’expérience, il est prévu de renforcer l’équipe, notamment par le biais des services de relais de quartiers : un atout considérable du fait de leur bonne connaissance du terrain. Il est également prévu de mettre en œuvre un programme informatique facilitant l’encodage et la communication entre les intervenants.