Charleroi Le parquet a requis 40 mois pour des actes sexuels "à distance" sur mineure.


Accro au sexe depuis son adolescence, Kévin avait déjà été "réprimandé" pour un viol sur un enfant de moins de 10 ans par le juge de la Jeunesse lorsqu’il était lui-même mineur. Visiblement, son addiction ne s’est pas arrangée avec le temps.

En 2016, une jeune fille de 15 ans a en effet déposé plainte contre le jeune Carolo. Elle l’accusait de l’avoir abordée sur Facebook en lui faisant croire qu’il n’avait que 18 ans, alors qu’il était âgé de 23 ans. Bien vite, les conversations ont glissé sur des sujets sexuels et, via la webcam, Kevin a pu obtenir ce qu’il voulait…

"Ses souhaits étaient de plus en plus pervers", a commenté la substitute Anne-Catherine Broucke, qui poursuit le jeune prévenu du chef de plusieurs préventions devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Incitation à la débauche d’une mineure, attentats à la pudeur et avoir utilisé les technologies de communication afin de provoquer une rencontre, ce sont les charges retenues à l’encontre du jeune homme.

"Le fait de se rencontrer par webcam interposée suffit selon moi à établir cette prévention. De même, j’estime qu’il a, à tout le moins, fait usage de ruses et de menaces pour parvenir à ses fins puisqu’il a fait croire à la victime qu’il diffuserait des images d’elle à caractère sexuel si elle ne lui obéissait pas. Il a même proposé une rencontre physique mais, par chance pour elle, la jeune fille a refusé."

Selon le parquet , Kevin est en aveux et aurait déclaré fièrement que plusieurs filles avaient mordu à l’hameçon sans jamais déposer plainte. Au terme de son réquisitoire, le Ministère public a requis 40 mois de prison ferme pour le prévenu, déjà condamné à une peine de 100 heures de travail pour vol et recel.

Kévin, lui, était absent à l’audience. Son dossier sera donc jugé par défaut, ce qui risque d’entraîner une peine ferme si les faits sont déclarés établis. Or, ceux-ci ne semblent pas faire de doute…