Charleroi La jeune femme a obtenu la 4e place féminine de la liste PS aux communales.

Aux communales d’octobre prochain, elle devrait figurer au moins dans le Top 5 des meilleurs scores féminins de la liste PS.

Babette Jandrain (29 ans) s’apprête à faire campagne pour la première fois dans sa ville de cœur où elle s’est récemment établie. Le député provincial Yves Lardinois dont c’est le dernier mandat l’a adoubée au sein de la section socialiste de Couillet où elle a terminé en tête du poll. Ce qui lui vaudra d’occuper la huitième place derrière Paul Magnette. Un numéro fétiche - "celui de Marouane Fellaini", glisse-t-elle malicieusement - qui la renvoie à ses deux précédentes expériences électorales : en 2012 à Gerpinnes où elle avait obtenu un siège, et en 2014 aux régionales où elle avait fait 2.931 voix de préférence, dont 1.041 dans le canton de Charleroi qui sera son terrain de chasse aux voix jusqu’au 14 octobre.

Depuis deux mois , la jeune femme partage avec Florence Demacq la coprésidence de la fédération PS d’arrondissement. Elles s’y étaient imposées le 2 mai après le dérapage d’Eric Massin à la tribune de la fête du Travail. Moteur de notoriété, "la fonction constitue une formidable école de la vie politique", selon Babette. Elle lui permet de forger son expérience en se frottant à des dossiers sensibles. Comme la mise sous tutelle de la liste PS de Fontaine l’Evêque qui trouvera son épilogue ce mercredi, avec la présentation officielle des candidats.

Elle en a conscience : le résultat des scrutins à venir servira de base à l’élaboration de toute la stratégie pour les législatives, les régionales et les européennes de mi-2019. Elle restera à la barre de la fédé au moins jusque-là. Pour l’instant.

Son combat prioritaire , c’est celui qu’elle veut porter contre les inégalités et les discriminations. "À ce propos, mon passage chez Yves Lardinois m’a ouvert les yeux sur les enjeux de l’intégration des personnes porteuses de handicaps", confie-t-elle.

Bien entendu, cette fille de passionné de théâtre wallon voit dans la culture un formidable moyen d’émancipation et d’éveil. "C’est l’un des leviers du redéveloppement de notre ville."