Charleroi

Le tribunal correctionnel de Charleroi a examiné ce mardi un dossier de viol et d'attentat à la pudeur sur une fillette de huit ans. 

Le prévenu, beau-père de la victime, est aussi soupçonné d'attouchements antérieurs sur une nièce. Le parquet a requis cinq ans de prison ferme. Jean-Pierre S. était en couple depuis une dizaine d'années avec la mère de la victime. Fin 2017, à la suite de leur séparation, la jeune fille a dévoilé les faits de mœurs dont elle avait été victime quelques années plus tôt, durant tout un été, alors qu'elle n'avait que huit ans.

Selon Me Cloet, qui défend les parties civiles, ce mutisme s'explique par le sentiment de culpabilité de l'enfant. "L'expertise de crédibilité démontre qu'elle n'a rien inventé. Elle a subi des attouchements et un viol technique, à savoir une fellation qu'elle a dû faire à son agresseur", a expliqué l'avocat qui précise qu'après le dévoilement de ces faits, la nièce de Jean-Pierre S. a également évoqué des attentats à la pudeur remontant à 1998, lorsqu'elle était encore prépubère.

Le prévenu, défendu par Me Baudart, reconnaît les attouchements sur sa belle-fille mais conteste le viol, ainsi que les faits de mœurs sur sa nièce. De l'avis de la défense, qui sollicite un sursis probatoire, ceux-ci seraient d'ailleurs prescrits. Le parquet a pour sa part estimé l'ensemble des préventions établies pour requérir une peine de cinq ans de prison ferme, vu le comportement du prévenu qui s'est poursuivi dans le temps, avec deux victimes différentes. Jugement le 13 juillet.