Charleroi Luc répond de trois scènes de coups sur sa compagne, avec qui il est toujours en couple.

Quatre mois de prison par défaut: voilà la peine que le tribunal correctionnel de Charleroi avait octroyé par défaut à Luc, un Courcellois de 58 ans. Sans avocat, l’homme est venu faire opposition à ce jugement qui concernait trois scènes de coups contre sa compagne. Les faits se sont produits en juin, juillet et octobre 2012 et ont laissé des traces sur le visage de la victime. Les certificats médicaux le prouvent: lèvres gonflées, coups à la face, hématomes sur les bras…

Des constatations qui se démarquent des déclarations de Luc qui, en substance, se résument de la sorte: "Oui, bon, bof, je l’ai juste poussée dans le divan. C’était il y a longtemps, je croyais même qu’elle avait retiré sa plainte". Sauf qu’on n’est pas au cinéma et qu’une fois que le parquet s’est saisi d’une affaire, il ne la lâche plus.

Cette prise de conscience a vraisemblablement secoué Luc qui, tout d’un coup, se repend. "Oui, c’est vrai, il y a eu des coups. À l’époque, je buvais trop et on se disputait souvent. Maintenant, c’est fini. je vais aux réunions des alcooliques anonymes toutes les semaines. Mes finances et mon couple s’en portent mieux. Je veux continuer à travailler, même si ce n’est que quelques jours comme intérimaire. Est-ce que je peux avoir un sursis ?"

Mais le parquet reste dubitatif. Le quinquagénaire n’a pas d’avocat, ni de documents prouvant sa sobriété. "OK pour un sursis, mais probatoire. Comme ça, il sera contrôlé et sanctionné si ça dérape à nouveau." Jugement le 23 avril.