Charleroi 70.000 euros pour cette expérience pilote très demandée par les parents.


C’est une nouvelle avancée dans le projet de gratuité de l’enseignement que porte la majorité PS-MR-CDH de Charleroi, et en particulier l’échevine socialiste de tutelle Julie Patte : son dossier de candidature à l’expérience pilote de repas chauds gratuits soutenue par la Fédération Wallonie Bruxelles à l’initiative de sa ministre de l’Égalité des Chances Isabelles Simonis (PS) a été validé. Trois écoles vont donc bénéficier de subsides l’an prochain pour couvrir le coût de l’opération.

Le projet ne débutera pas le jour de la rentrée mais avec un léger décalage, trois semaines après au plus tard, dans les implantations maternelles de l’Alouette (Charleroi ville), des Trieux (Montignies-sur-Sambre) et des Mimosas (Gosselies), où sont actuellement inscrits 187 élèves. Toutes trois sont en encadrement différencié, c’était une exigence de l’appel à projets : au sens des critères définis par la Fédération, ces écoles accueillent des enfants issus de familles modestes.

"Sur base d’une fréquentation de leurs cantines estimée à 70 %, nous avons obtenu une enveloppe de 70.686 euros de subsides qui nous sera versée à 40 % dans un premier temps. Le solde viendra plus tard" , note l’échevine. Ce financement va permettre une prise en charge de l’essentiel du coût de préparation des repas, soumis au respect d’exigences de qualité, de diversité, d’éducation aux goûts, d’hygiène et de sécurité alimentaire.

La Ville interviendra en fonds propres dans l’achat de matériel de cuisine, pour conserver au froid les préparations et les réchauffer rapidement lors du service de midi, mais aussi dans l’équipement des réfectoires où des pics d’enfants sont attendus. Le marché sera validé en collège cet été. Il est aussi prévu de renforcer les équipes d’accueillantes temps libre.

À Charleroi, les modalités d’organisation seront définies pendant les vacances scolaires avec les chefs d’école : il faut préparer le personnel d’encadrement à relever le défi. "Une attention particulière sera apportée à la lutte contre le gaspillage", indique l’administration.

Pour des questions d’intendance, les parents sont actuellement tenus d’inscrire leurs enfants aux repas complets la semaine précédente.