Charleroi La cinquième campagne sanitaire démarre dans la ville.

Mille chats errants. Au terme de la quatrième campagne clôturée récemment, c’est le nombre de félins qui ont bénéficié d’une stérilisation et d’un puçage, une opération sanitaire que la Ville de Charleroi a mise en place avec des partenaires dès 2014.

"Nous y consacrons un budget annuel de 15.000 euros que je compte renouveler", observe l’échevin Cyprien Devilers (MR) en charge du Bien-être animal. La Ville ne se substitue pas aux opérateurs de terrain ni aux vétérinaires.

"Au contraire, c’est dans le cadre strict d’une convention concertée avec eux que nous finançons cette politique."

Charleroi a été pionnière en ce domaine. "Notre modèle a inspiré de nombreuses autres communes, et même la Wallonie qui est partie de notre expérience pour mener le même projet."

En 2017-2018, quelque 257 chats errants ont été stérilisés et pucés, dont 186 femelles.

Mais il reste du pain sur la planche : d’après les estimations de la vétérinaire communale Sandrine Gajewski, deux tiers des chats errants n’ont pas encore fait l’objet d’interventions, rapporte l’échevin, "soit encore 2.000 individus qui vivent à l’état sauvage".

La nouvelle campagne 2018-2019 démarre.

Concrètement , les personnes qui repèrent leur présence doivent prendre contact avec les associations conventionnées.

À charge pour ces dernières d’évaluer les besoins sur le terrain, d’organiser les captures et la prise en charge des animaux.

Pas question de les mettre en refuge ou à l’adoption après l’intervention. L’intérêt, c’est de les ramener ensuite dans leurs milieux de vie. Pour chaque félin traité, une fiche sanitaire est établie.

La puce (obligatoire dès la fin de cette année) permet de les suivre individuellement. "Les maintenir dans leur environnement évite que d’autres chats errants ne colonisent leur territoire", confie Cyprien Devilers. Pour qu’une opération de stérilisation soit menée dans un quartier, il faut aussi qu’un référent se porte volontaire afin de subvenir aux soins élémentaires de la population féline : notamment, les nourrir.

Les frais de stérilisation et de puçage sont entièrement couverts par le budget communal.