Charleroi Charleroi expo congrès en a fixé le montant à un forfait de 15.000 euros.


En septembre dernier, l’annulation à la dernière minute du salon des artistes de Charleroi (Sac) a suscité de nombreuses critiques. On s’en souvient : à la veille de l’ouverture et alors que des exposants étrangers étaient en route pour rejoindre le nouveau bâtiment du zoning de Courcelles, un jugement de référé est tombé comme un couperet : occupation des lieux interdite. De quoi abasourdir l’organisateur qui exploite le magasin de fournitures de papeterie l’Antre des Artistes à Marcinelle.

Conscient du préjudice, Charleroi expo congrès dit lui avoir non seulement restitué intégralement les montants de ses réservations, mais aussi proposé une indemnisation à hauteur de 15.000 euros, à titre commercial. "Le client a refusé, selon le directeur général Bernard Pays. Il exigeait que l’on rembourse les sommes qu’il avait lui-même encaissées. Ce qui ne relève pas de notre responsabilité."

L’offre qui lui a été faite devait couvrir les frais engagés pour le montage et la promotion de l’événement, à condition d’obtenir des factures. Cette offre n’a pas été acceptée. Selon Charleroi expo congrès, il n’est pas possible d’aller au-delà. "Nous avons besoin de justificatifs pour prouver que le dédommagement correspond aux frais engagés."

En attendant, le combat pour l’obtention du permis de Courcelles se poursuit. Le ministre Di Antonio est saisi d’un recours depuis un mois. Il doit statuer au plus tard début décembre pour ne pas plomber la saison 2019, et notamment les premiers salons du mois de janvier. À suivre.