Charleroi Faride vendait pour au moins 500 euros de coke par jour.


Faride est détenu depuis le 31 mai dernier. Les forces de l’ordre, qui l’observaient depuis un certain temps, l’ont coincé en flagrant délit de vente de cocaïne depuis son domicile de Marchienne-au-Pont. 

« Il dit qu’il servait environ dix clients par jour », explique la substitute Van Hollebeke à l’audience du tribunal correctionnel de Charleroi devant lequel Faride comparait détenu. « Mais c’est vraiment un minimum. Lors des observations, les enquêteurs ont observé de nombreuses allées et venues. C’est bien simple : en 40 minutes, ils ont vu défiler dix clients ! »

La perquisition a finalement été menée, avec la saisis de 90 grammes de coke, 900 euros et une balance de précision. Evidemment, Faride a été placé sous mandat d’arrêt. 

Aujourd’hui, il explique avoir commencé à dealer 7 mois avant son arrestation. « Ma femme a été déclarée en incapacité de travail. On avait un peu d’argent de côté mais lorsqu’il s’est épuisé, je me suis mis à dealer ».

Sauf qu’à entendre le parquet, ses activités remonteraient à plus d’un an, comme en attestent les témoignages de clients, entendus par les enquêteurs. Bref, c’est une peine de 37 mois de prison ferme qui a été requise par le ministère public qui réclame aussi la confiscation de 180.000 euros, à savoir le bénéfice « a minima » qu’aurait engrangé Faride.

« 37 mois, c’est sévère pour quelqu’un qui n’a pas d’antécédents et qui est en aveux sur tout », a répondu Me Khoulalène. « D’emblée, il a monté aux policiers où se trouvaient l’argent et la drogue. Auparavant, il avait déjà été interpellé à six reprises pour séjour illégal. Mais jamais on n’avait découvert sur lui de produits stupéfiants ». Au terme de sa plaidoirie, l’avocat a donc sollicité un sursis pour ce qui excède la détention préventive. 

Jugement le 13 juillet.