Charleroi

Echange de droits d'usage sur les infrastructures: une révolution dans le secteur

Depuis la signature du pacte scolaire en 1958, jamais deux réseaux d'enseignement ne s'étaient échangé des droits de jouissance sur leurs bâtiments respectifs.

C'est ce que viennent de faire à Charleroi les opérateurs qui portent le projet de la Cité des Métiers (CdM): avec la fédération Wallonie-Bruxelles, la Province de Hainaut et les Aumôniers du Travail ont en effet passé un acte qui leur reconnait pour une durée de 30 ans l'usufruit des infrastructures sur lesquelles s'articule ce futur pôle d'enseignement technique et d'orientation: sont concernés d'une part le building Roullier au campus de l'UT, de l'autre le site des Ouvriers Réunis derrière le centre commercial Ville 2. 

Dans la mesure où elle dépasse les clivages traditionnels, cette décision marque une profonde évolution. Et sans doute indique-t-elle la voie à suivre pour le futur, car dans le contexte budgétaire de plus en plus tendu de nos institutions, les opérateurs vont devoir intensifier leurs collaborations pour dégager non seulement des économies d'échelle, mais aussi de véritables gains d'efficacité. L'autre bonne nouvelle, c'est que cet accord confirme le planning d'exécution, selon Philippe Charlier qui représente l'enseignement libre dans ce dossier.

A ce stade, les demandes de permis ont été introduites tant pour le site des Ouvriers Réunis que pour la transformation du Roullier. Cette procédure est gérée par l'intercommunale Igretec, dans le cadre d'une mission en in house. Selon nos informations, les remarques des fonctionnaires délégué et technique de la Région wallonne ont déjà permis de faire évoluer les plans.

Les autorisations d'urbanisme sont attendues pour la fin de l'année, si bien que les premiers travaux pourraient être entrepris en 2019. "Nous sommes donc tout à fait dans les temps et les normes", insiste Charlier.