Charleroi

Sur les terrils, il y a deux projets de construction résidentielle.

En Wallonie, le gouvernement a identifié quatorze zones à densifier, dans lesquelles des projets de construction résidentielle sont portés par des promoteurs.

Deux de ces zones se trouvent à Charleroi, chaque fois sur des terrils. D’une étendue de 25 hectares, celui des Hiercheuses est situé à proximité de la A503 à Marcinelle, il a été racheté en 2008 par la SA Vandezande qui y a établi un ambitieux programme de promotion immobilière avec 400 logements, des commerces et des services. Acquis par la société Valimo, l’autre offre un périmètre de base de 20 hectares, c’est le terril du Sacré Français à Dampremy. Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, le conseiller Anthony Dufrane (PS) interroge le bourgmestre sur l’état d’avancement de ce projet retenu en mai 2017, à l’issue d’un second appel à candidatures.

Contrairement au quartier des Hiercheuses pour lequel le rapport urbanistique et environnemental est quasi terminé (NdlR : ce qui devrait permettre d’introduire les demandes de permis au début 2019), le Sacré Français est au début de son parcours administratif. On n’en est en effet qu’à la deuxième réunion du comité de pilotage, selon Paul Magnette en charge de l’Aménagement urbain. Il va falloir affiner la programmation et en phaser la mise en œuvre. Comme l’impose le label des "quartiers nouveaux", l’objectif est d’ouvrir le chantier endéans les 3 ans.

Chaque projet est le fruit d’un long et patient consensus. "Nous prenons beaucoup de temps au début pour en gagner plus tard lors de l’exécution", explique-t-on au cabinet du bourgmestre. L’objectif, c’est l’efficacité. Dans les deux cas, les projets doivent s’intégrer dans le réseau urbain existant : mobilité, efficacité énergétique et confort, exploitation des ressources naturelles sont des critères qui entrent en ligne de compte. Le label de nouveau quartier facilite la tâche des promoteurs. "À défaut de rapporter des subsides, cela fait gagner beaucoup de temps, ne serait-ce que pour fixer les rendez-vous avec les autorités compétentes, rencontrer les décideurs politiques et administratifs", nous confiait en mai Sylvie Vandezande.