Charleroi L’appropriation de la culture urbaine dans le paysage industriel à son paroxysme.

Charleroi est certes en pleine mutation. La Ville Basse est devenue le centre de l’activité de Charleroi.

Le nouveau centre commercial Rive Gauche se retrouve entouré de nombreux commerces aux quels sont venus s’adjoindre des activités saisonnières comme les Apéros des Quais. Le quartier a retrouvé une nouvelle jeunesse, parfois au détriment d’autres coins de la ville qui pourtant se veulent riches d’histoire et qui tiennent la promesse "d’en mettre plein les yeux", comme la Porte Ouest et ses fresques monumentales.

Le métro aérien est le meilleur moyen de prendre contact avec ces fresques qui ornent les murs gigantesques des usines disposées de part d’autres de la Sambre. Même si le trajet est court entre Marchienne et Charleroi, il peut être une invitation pour venir plus posément découvrir les grafs géants uniques dans notre région.

Des artistes venus du monde entier prennent le temps de contempler ces expressions colorées d’une culture urbaine complémentaire à la découverte de la ville.

Même si le décor semble triste quand on arrive en ville par la Porte Ouest, on ne peut qu’être interpellé par la grandeur et le réalisme de certaines œuvres. Plus que des dessins sur des murs, ce sont des espaces qui se retrouvent de la sorte mieux défini. Le bâtiment du Rockerill se retrouve, d’une certaine façon, magnifié et clairement identifié comme lieu de culture alternative.

Si une première découverte peut se faire via le métro aérien, il faut prendre le temps de le faire à pied pour tourner la tête à gauche et à droite et ne rien louper.

La tendance à redéfinir les espaces par la colorisation entre aussi en ville puisque le ring rénové est actuellement mis en couleur grâce au partenariat de la direction des routes de Wallonie et le bureau d’architecture Réservoir A. Dans ce projet, c’est l’artiste Jean Glibert qui redéfinit à sa manière les dessous d’un ring souvent pâle et insécurisant.