Charleroi

Dans le logement public carolo, l'affichage électoral ne sera pas "hors la loi".

Défense d'afficher durant la campagne électorale. Du moins sans l'accord écrit et préalable de son propriétaire. La mesure qui était passée inaperçue voici 6 ans lors du précédent scrutin communal et provincial sucsite l'inquiétude de nombreux mandataires publics. 

A la Sambrienne, le comité de gestion vient d'informer ses 9500 locataires qu'il les autorisait à apposer des affiches ou panneaux à leurs fenêtres, pour autant que les messages ne contreviennent pas à la loi. En Wallonie, nous sommes les premiers à avoir pris cette mesure préventive, selon le président Hicham Imane (PS). Un arrêté de police daté du 14 juin du gouverneur du Hainaut réglemente en ce sens l'affichage. 

"Sur le fond, nous ne comprenons pas l'utilité de cette mesure", indique le président de la Sambrienne. "Elle crée en effet une discrimination entre le citoyen qui loue un bien et celui qui l'a acquis, ce qui est contestable en droit. Sur la forme, notre société a renoncé à envoyer un courrier personnalisé à tous les locataires. En frais d'impression, de mise sous enveloppe et d'affranchissement postal, cela aurait représenté une dépense de près de 9.500 euros. Les membres de notre comité de gestion ont estimé qu'il y avait d'autres priorités. Nous nous en sommes donc tenus à une information diffusée sur notre site internet."

Attention: l'affichage n'est pas autorisé aux endroits où il peut causer des dommages, créer de l'insécurité ou nuire au vivre ensemble, comme dans les espaces communs des immeubles. Jusqu'ici, l'arrêté de police du gouverneur n'a fait l'objet d'aucun recours. Un contact a toutefois été pris par le président de l'Union wallonne des Villes et Communes Jacques Gobert -bourgmestre de La Louvière- pour sensibiliser la ministre des Pouvoirs Locaux Valérie De Bue (MR) à cette problématique. 

Etonnant: il est apparu que la disposition contestée existait déjà dans les arrêtés pris en 2012, lors des précédentes élections communales et provinciales. A l'époque, personne ne l'avait relevé et ne s'en était plaint.