Charleroi Double exhibition publique pour cet athlète des rues.

Un mètre quatre-vingt-neuf pour 92 kilos : Philippe Scofield est une base, avec la carrure triangulaire des bodybuilders et un corps garni de tatouages.

Finaliste du Ninja Warrior en France l’an passé, ce Carolo qui pratique le street workout au plus au niveau jouera à domicile ce week-end : sur la place Verte samedi, il assurera le spectacle (14 et 16 h) avec d’autres artistes urbains dans le cadre de la Block Party de l’Eden. Le lendemain, ce sera au pôle environnemental de Tibi à Couillet (12 h 30) pour la journée Découverte métiers.

Éducateur de rue et coach sportif, cet Ironman originaire de Chatelineau a fait de cette pratique une spécialité. Presque un métier à part entière.

Pour arriver là où il est, il s’est imposé un entraînement intensif quotidien pendant six ans. Objectif : s’assouplir et apprendre à porter le poids de son corps dans les figures de force et d’équilibre les plus incroyables.

Ainsi le "gladiateur" répète-t-il des mouvements de base : le front-lever et le back-lever, où il est à l’horizontale, soit sur le dos, soit sur le ventre, les mains solidement accrochées à une barre fixe ; la planche humaine, où, les bras en appui au sol, il soulève les jambes et les pieds comme s’ils étaient aussi légers que l’air. Il y a aussi le "drapeau", sa figure préférée, où, accroché à un poteau, il met son corps à l’horizontale. Sensations garanties.

Ne vous fiez pas aux apparences : tous les muscles sont à l’œuvre en même temps, et derrière un visage apaisé, il y a la souffrance. La discipline exige de solides qualités mentales.

Il faut une volonté en béton pour vaincre les douleurs musculaires et exécuter son programme jusqu’au bout. Habitué des compétitions, Philippe vient de participer à la troisième édition française des Ninja Warrior.

La diffusion de l’émission est prévue le 28 septembre sur TF1. Ce samedi à Charleroi, il assurera le spectacle en compagnie de Nicolas, un jeune qu’il a préparé à prendre la relève. "Parce que je ne pourrai plus faire ça de nombreuses années", confie l’athlète de 36 ans.