Charleroi Actions en vue autour des thématiques de la nouvelle campagne du syndicat.

C’est reparti pour une nouvelle campagne. En cette année électorale, la CSC a choisi de monter au créneau des injustices faites aux citoyens et travailleurs partout en Wallonie. "Six thématiques seront abordées, au rythme d’une par mois. Et nous commençons avec les pensionnés", annonce le secrétaire général de la CSC Charleroi Sambre et Meuse, Fabrice Eeklaer. Slogan de cette campagne que chaque fédération syndicale déclinera à sa sauce en actions : ça n’va nin !

Dans ce cadre, des bandeaux stickers ont été apposés dans les sièges et gros centres de services de Charleroi, Châtelet, Courcelles et Philippeville. Ainsi que sur la vitrine d’angle de Notre Maison au boulevard Tirou. Pour le secrétaire fédéral, l’exécutif Michel a mis le chaos et l’incertitude sur les retraites. "L’âge légal a été relevé et dans les faits, de nombreux pensionnés se retrouvent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. " À Charleroi, les personnes de plus de 60 ans représentent 24 % de la population. "La pension moyenne des femmes est de 903,45 euros, pour 1.308,5 chez les hommes. Ce qui montre une inacceptable inégalité de genre, une de plus", dénonce Fabrice Eeklaer.

Pour frapper les esprits , la régionale de Charleroi Sambre et Meuse prépare une action grand public, qui aura lieu à la ville basse. "C’est prévu pour les prochains jours." Cinq autres thématiques ont été identifiées : les flexijobs et la précarisation de l’emploi, les jeunes, l’appauvrissement des services publics, le secteur non marchand et enfin, la fiscalité : autant de sujets que la CSC imposera à la table des débats préélectoraux de 2018 et 2019, en collaboration avec le Mouvement ouvrier chrétien qui les organise. "Nous avons le devoir d’interpeller le monde politique sur ces enjeux économiques, sociaux et sur le bien-être des travailleurs. Et notre volonté est de le faire dans un front commun associatif."

Le secrétaire fédéral insiste : les politiques du fédéral et de la Région wallonne impactent gravement les finances des communes. Au bout du compte, ce sont les citoyens qui risquent de devoir régler l’addition.