Charleroi Sur le réseau Tec, seuls deux pantographes sont en exploitation actuellement.

Des performances qui ne sont pas au rendez-vous, des bus hybrides qui n’ont pas la capacité de recharger leurs batteries électriques faute d’équipement : c’est à Charleroi que ça se passe, comme sur le réseau namurois de transports en commun.

Dans une question écrite au ministre wallon de tutelle Carlo Di Antonio (CDH), la députée Graziana Trotta (PS) le déplore. Elle rappelle que c’est sur base d’une infrastructure complète que les calculs de gain environnemental ont été réalisés, et s’interroge dès lors sur le calendrier d’installation des bornes toujours manquantes. Selon une note interne qui a fuité dans la presse, les bus Volvo 7900 diesel/électrique qui ont été mis en service en décembre dernier ont affiché d’importantes surconsommations de diesel pour les cinq premiers mois, supérieures de 25 % aux prévisions. "Alors que le constructeur annonçait une norme de 25 litres aux 100 km, la flotte en a avalé en moyenne 31,2 avec des pics jusqu’à plus de 37 litres. Et un dépassement budgétaire de 38.000 euros d’achat de carburant."

Selon le ministre, les mesures d’économie observées sur la flotte des 55 bus hybrides ne sont pas encore représentatives, car leur exploitation est encore en phase transitoire. Un délai d’un an a été donné au constructeur pour optimaliser la gestion de l’énergie. Si l’équipement de quatre terminus a été planifié à court terme, seuls deux d’entre eux sont fonctionnels, à Charleroi Sud et à Châtelet où l’installation est restée longtemps inaccessible en raison de travaux de voirie. Les derniers vont être bientôt équipés : Jumet démarrera en septembre et Gosselies en novembre.

En outre, des discussions sont en cours entre la ville et le fonctionnaire délégué pour en équiper deux autres à Montigny-le-Tilleul et Montignies-sur-Sambre, ce qui en portera le nombre à six.