Charleroi Georgios Maillis dresse le bilan de son action et confirme sa candidature.


Projets de nouveaux quartiers et de rénovation d’espaces publics, réglementation sur les enseignes commerciales et le mobilier urbain, projets touchant à l’image et à l’identité de la ville : à Charleroi, le bouwmeester et son équipe ont eu la main sur tous les dossiers majeurs.

Quatre ans et demi après l’obtention de ce marché de services, Georgis Maillis voit arriver la fin de sa mission, à l’échéance du 31 juillet.

Son sentiment sur le travail accompli ? "Avoir contribué à réussir quelque chose qui semblait encore impossible en 2012. Amorcer le redressement de la ville, voir les regards évoluer positivement, renouer la confiance avec les habitants, c’est passionnant." Cela précisément le motive à représenter sa candidature.

Dans ce cadre, le collège communal a lancé un appel pour un nouveau marché. Les offres doivent être rentrées pour le 14 mai au plus tard.

Au-delà des chiffres qui donnent la mesure du travail accompli, la mission s’est articulée sur deux axes : d’une part, traduire dans un projet de territoire la vision politique du développement urbain, un document qui tient lieu de GPS. D’autres outils de référence sont venus le compléter, notamment les schémas stratégiques qui actualisent et hiérarchisent les priorités.

Le second axe d’action a porté sur la mise en chantier du renouveau de la métropole, à l’échelle du bassin de vie. Cela a imposé des interventions sur l’image, l’identité, les événements. L’élément majeur a été le nouveau logo de la ville.

Quels sont, selon lui , les dossiers d’urbanisme les plus marquants de la mandature ? Le bouwmeester pointe d’abord le district créatif, qui va complètement transfigurer la Ville -Haute.

D’autres projets renforcent cette métamorphose : le réaménagement du quartier de la Broucheterre, le campus des Sciences, des Arts et des Métiers… À la Ville-Basse, Georgios Maillis identifié le left side business park, avec la création d’une marina sur la Sambre.

Il faut maintenant s’atteler à réaliser les projets structurants de Charleroi, dans les autres districts et relatifs à la mobilité et aux espaces verts.

Commerce, démographie, mobilité : il y a des défis à relever

Impossible de parler du futur sans puiser dans le passé : l’histoire de Charleroi - surtout récente - ne manque pas d’alimenter la présentation que le bouwmeester fait de sa ville, pour montrer que le pire peut parfois être suivi du… meilleur !

En quatre ans et demi, il a accueilli plus de 3.000 participants à ses conférences : développeurs publics et privés, délégations venues de l’étranger, investisseurs potentiels, journalistes, professionnels (architectes, paysagistes, etc.) venus de Flandre et de plusieurs pays. Charleroi n’a jamais suscité autant d’intérêt.

C’est l’une des villes du monde qui concentre le plus d’investissements dans son hypercentre. "Ma présentation s’appuie sur les chocs que la ville a subis depuis le déclin de l’industrie à partir des années septante et les crises qui l’ont profondément marquée, à commencer par les affaires politico-judiciaires. Commerce, démographie, mobilité : il y a des défis devant nous."

Pour repartir de l’avant, il fallait une vision : urbanistiquement, elle a été définie. Il fallait aussi une méthode : les membres du collège ont cessé de jouer personnel pour travailler en véritable collectif, de manière transversale, ce qui a recréé des collaborations dans les dossiers. "Je me suis imposé le même mode de fonctionnement. Avec les membres de mon équipe, nos approches sont pluridisciplinaires. Nous partageons le même bureau pour favoriser les échanges. Et nous avons noué des liens avec tous les acteurs du changement, afin de travailler en confiance."