Charleroi Première vague de changements d’administrateurs au PS.

Six mois avant la période de renouvellement des instances en juin, les premiers changements de mandataires interviennent dans les intercommunales carolos. En cause : la non-réélection de certains mandataires, mais aussi la nouvelle règle de "décumul intégral" imposée aux députés et échevins de l’union socialiste communale de Charleroi.

Dans ce cadre, le PS vient de procéder à une dizaine de changements, en attendant les résultats de l’apparentement politique et le calcul de la répartition sur base de la clé D’Hondt. Pour s’associer à un parti ou un mouvement reconnu, les élus ont un délai de trois mois, jusqu’en mars. C’est à partir de là que les cartes seront rebattues pour être redistribuées. Si des présidences sont déjà attribuées, des inconnues subsistent : on ignore par exemple quel parti héritera de celle de l’Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) où le PS procède au remplacement de trois de ses administrateurs : Bernard Van Dyck et Anthony Dufrane qui ne se sont plus représentés au scrutin, et Serdar Kilic député.

Deux de leurs successeurs viennent d’être désignés, il s’agit d’Alicia Monard et de Maxime Hardy, nouveaux élus locaux. Chez Tibi, les échevins Mahmut Dogru et Françoise Daspremont passent le relais, décumul oblige. Line Manouvrier reprendra l’une des successions. Au sein de Brutélé, Alex Dupanloup de Châtelet cède sa place à Christine Colin de Fleurus, tandis que Dominique Fotia non réélue voit son siège attribué à Faysal Abarkan. Petit remaniement chez Igretec où Julie Patte est remplacée par Boris Puccini (Fleurus), ainsi que l’ancien bourgmestre de Fontaine-l’Evêque Noël Van Kerkhoven, exclu du PS, au profit du nouveau mayeur Gianni Galluzzo. Il y aura une exception pour Eric Massin, député provincial, qui restera membre du CA comme représentant du Hainaut.


L’ex-échevin des Seniors à la tête d’Igretec

Serge Beghin entrera en fonction dès le 1er février.

On ne l’attendait pas vraiment à la tête de l’intercommunale de développement économique de Charleroi. Mais la présidence d’Igretec est le choix assumé et réfléchi de l’échevin sortant du Troisième âge et de la Participation Serge Beghin, auquel comme il le confie lui-même un nouvel échevinat avait aussi été proposé par le bourgmestre Paul Magnette. "J’ai réalisé le 5e score électoral du PS", souligne-t-il. "En dépit d’un recul de quelques centaines de voix, j’avais donc une place au collège. Mais la présidence d’Igretec me tentait."

Sa sortie du collège l’a obligé à reprendre son boulot d’agent à la Province de Hainaut où il est nommé. Non plus comme directeur du centre de loisirs de Clairefontaine à Godarville mais comme coordinateur de la logistique sur le site de l’UT, où les travaux d’aménagement du campus vont monter en puissance.

Cette activité l’occupera à trois quarts temps, il se partagera avec un poste au cabinet d’Eric Massin (PS), le nouveau député provincial. Sa prise de fonction chez Igretec se voit précipitée par le décumul intégral. Philippe Van Cau étant le futur président du CPAS, il abandonnera son mandat à l’intercommunale dès le 1er février. C’est à cette date que s’effectuera le switch.

C’est en 2006 que Serge Beghin est entré au conseil communal de Charleroi. Aspiré dans le collège par la force des affaires, il n’y est resté qu’un an, avant de devoir démissionner à son tour en raison de son inculpation. Blanchi, il est revenu en 2012. Igretec lui offre l’opportunité de se challenger dans un nouveau rôle. Il va s’atteler à relever le défi.


Un président intérimaire pour l’intercommunale Tibi

Gaëtan Bangisa sera aux commandes jusqu’en juin 2020.

Les choses n’ont pas traîné à l’intercommunale Tibi : en attendant Léon Casaert qui a demandé à postposer d’un an et demi son entrée en fonction comme nouveau président, Gaëtan Bangisa a été désigné pour assurer l’intérim. Il vient de reprendre le poste de Françoise Daspremont, "empêchée" par le décumul intégral.

Le Marcinellois connaît déjà l’entreprise : il en est administrateur depuis 2006, ce qui a sans doute motivé le choix de Paul Magnette. L’autre facteur, c’est son résultat électoral au terme d’une campagne où des membres de sa section lui ont mené la vie dure : Bangisa a en effet progressé de 10 % au score, il a obtenu 1 167 voix, juste derrière Hicham Imane avec 1 241. Dans les mois à venir, une belle séquence d’inauguration attend celui qui coordonne la cellule Handisport à la Province de Hainaut : à commencer par la réception du chantier de rénovation du nouvel incinérateur de Pont de Loup à la fin 2019, et à la même période, le transfert de la propreté publique de tout l’extra-ring carolo. En mars, Tibi a repris l’intégralité des missions dans le périmètre du petit ring, avec une extension derrière la gare du Sud. La phase 2 sera mise en exécution durant le dernier trimestre de l’année prochaine.

À court terme, le nouveau président devra préparer la transition et la désignation du successeur d’Olivier Bouchat à la direction générale de l’intercommunale. Ce dernier la quittera en effet dans les mois prochains pour la vice-présidence de la SRIW, la Société régionale wallonne d’investissement.


La Sambrienne se prépare à changer de président

Hicham Imane passera la main à Maxime Felon en juin.

C’est en juin que Maxime Felon (PS) prendra la succession d’Hicham Imane à la présidence de la Sambrienne. Onzième score en voix de préférence (1 391 voix) sur la liste PS, le marchiennois de 32 ans se prépare à relever le défi.

Son engagement en politique remonte à 2006. Il rejoint d’abord la section du PS de Goutroux avant de s’affilier à La Docherie où il est domicilié. Avant de poser sa candidature pour sa première élection en 2012, c’est au terme de son bachelier en communication qu’il rejoint le cabinet fédéral de Paul Magnette alors ministre de l’Énergie et du Climat. En 2009, il change d’employeur : il rejoint l’équipe de Rudy Demotte dans laquelle il travaille aux côtés d’une certaine… Julie Patte. S’il s’occupe surtout des matières liées à l’environnement et à la nature, il hérite de certaines compétences dans le domaine du logement.

Quand son ministre reprend la présidence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il l’accompagne. En charge des relations avec les mandataires et de la citoyenneté, Maxime Felon, qui a été président des JS jusqu’en novembre 2017, quittera son job le 31 décembre… pour travailler au service du nouveau député provincial de Charleroi Eric Massin, dès le 1er janvier. Il mesure la responsabilité et le travail qui l’attend à la Sambrienne : la société de logements a reçu une promesse ferme de subsides de 12 millions d’euros de la Wallonie, pour agrandir son parc immobilier locatif et améliorer le confort de ses maisons et appartements sociaux. Le logement s’impose comme un gros défi de la mandature.